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Mon histoire par petits bouts
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Malau
cristal
miminne-soleil
ddt
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Mon histoire par petits bouts
Bonjour, je m’appelle andré et je suis alcoolique.
Il y a longtemps que je n’ai pas consommé d’alcool et je dis je suis alcoolique: Bizarre?
En ce qui me concerne, je sais pour l’avoir expérimenté que je ne doit pas reprendre ne serait-ce qu’une goutte de boisson alcoolique ou alcoolisée.
J’ai, par le passé, été abstinent pendant presque une année. Je suis allé chez un ami? Il savait que je buvais et il m’a proposé une canette de bière. J’ai tout d’abord refusé. Il m’a alors demandé depuis combien de temps je n’avais pas bu. Quand je lui ai dit qu’il y avait presque un an, il m’a déclaré tout de go : « un an, alors pas de problème tu es guéri! »
J’ai, pour lui faire plaisir, ne sachant pas que cette canette allait remettre la machine en marche, accepté son offre. Croyez-moi mais la bière après ce temps d’abstinence c’est vraiment amer (j’allais dire dégueulasse). Alors, j’en ai bu une deuxième pour faire passer le goût, puis une autre car j’aimais bien le goût puis encore une autre puis....
Pendant les dix ans qui ont suivi, je me disais presque tout les soir, quand j’en étais encore capable, demain j’arrête. J’étais convaincu quand je le disais que je tiendrais ma promesse. Le lendemain, j’étais obligé de prendre un verre pour me remettre en place et quand j’en avais pris un, il n’y avait plus de limite.
Voilà pourquoi je me dis toujours alcoolique, alcoolique abstinent mais alcoolique, malade alcoolique. Comme quiconque est atteint d’un mal avec lequel il doit vivre, je vis avec ma maladie qui est incurable mais dont je peux stopper l’évolution en ne faisant plus usage d’alcool. Jusqu’à maintenant, j’y suis parvenu et je vais bien. Il y à bien sur la vie avec ses joies et ses peines, seulement, je l’accepte, mon premier réflexe n’est plus: bon je vais boire un coup je verrais ensuite. Mon cerveau n’étant plus embrumé par les vapeurs d’alcool, je suis capable de raisonner correctement et de trouver une solution au problème qui se pose. Je suis heureux ou malheureux mais avec ‘modération’. Ce ne sont plus les grandes joies ou les grands malheurs qui me poussaient à boire parce qu’il fallait fêter ça ou l’oublier. En fait, je n’ai pas changé de vie, j’ai simplement changé ma façon de la voir.
Ce que je pensais être une défaite face à l’alcool s’est avéré être une victoire car maintenant, je peux choisir de boire ou de ne pas boire.
Il y à longtemps aujourd’hui que je n’ai pas pensé à l’alcool, que je n’ai pas eu envie de boire et c’est tant mieux car si j’en avais encore le désir, il y a longtemps que j’aurais bu à nouveau. Je ne suis pas un saint.
André.
Il y a longtemps que je n’ai pas consommé d’alcool et je dis je suis alcoolique: Bizarre?
En ce qui me concerne, je sais pour l’avoir expérimenté que je ne doit pas reprendre ne serait-ce qu’une goutte de boisson alcoolique ou alcoolisée.
J’ai, par le passé, été abstinent pendant presque une année. Je suis allé chez un ami? Il savait que je buvais et il m’a proposé une canette de bière. J’ai tout d’abord refusé. Il m’a alors demandé depuis combien de temps je n’avais pas bu. Quand je lui ai dit qu’il y avait presque un an, il m’a déclaré tout de go : « un an, alors pas de problème tu es guéri! »
J’ai, pour lui faire plaisir, ne sachant pas que cette canette allait remettre la machine en marche, accepté son offre. Croyez-moi mais la bière après ce temps d’abstinence c’est vraiment amer (j’allais dire dégueulasse). Alors, j’en ai bu une deuxième pour faire passer le goût, puis une autre car j’aimais bien le goût puis encore une autre puis....
Pendant les dix ans qui ont suivi, je me disais presque tout les soir, quand j’en étais encore capable, demain j’arrête. J’étais convaincu quand je le disais que je tiendrais ma promesse. Le lendemain, j’étais obligé de prendre un verre pour me remettre en place et quand j’en avais pris un, il n’y avait plus de limite.
Voilà pourquoi je me dis toujours alcoolique, alcoolique abstinent mais alcoolique, malade alcoolique. Comme quiconque est atteint d’un mal avec lequel il doit vivre, je vis avec ma maladie qui est incurable mais dont je peux stopper l’évolution en ne faisant plus usage d’alcool. Jusqu’à maintenant, j’y suis parvenu et je vais bien. Il y à bien sur la vie avec ses joies et ses peines, seulement, je l’accepte, mon premier réflexe n’est plus: bon je vais boire un coup je verrais ensuite. Mon cerveau n’étant plus embrumé par les vapeurs d’alcool, je suis capable de raisonner correctement et de trouver une solution au problème qui se pose. Je suis heureux ou malheureux mais avec ‘modération’. Ce ne sont plus les grandes joies ou les grands malheurs qui me poussaient à boire parce qu’il fallait fêter ça ou l’oublier. En fait, je n’ai pas changé de vie, j’ai simplement changé ma façon de la voir.
Ce que je pensais être une défaite face à l’alcool s’est avéré être une victoire car maintenant, je peux choisir de boire ou de ne pas boire.
Il y à longtemps aujourd’hui que je n’ai pas pensé à l’alcool, que je n’ai pas eu envie de boire et c’est tant mieux car si j’en avais encore le désir, il y a longtemps que j’aurais bu à nouveau. Je ne suis pas un saint.
André.
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
ddt a écrit: : bon je vais boire un coup je verrais ensuite. Mon cerveau n’étant plus embrumé par les vapeurs d’alcool, je suis capable de raisonner correctement et de trouver une solution au problème qui se pose.
André.
Voilà !!!! Un beau Témoignage !!!! :dans:
Tu es enfin capable de raisonner.. Là est le problème des MA... Leur raison n'existe plus, elle est " désordonnée " si j'ose dire !!!
Ton vécu montre qu'être qu'être abstinent est un travail de longue haleine, et qu'il faut faire attention aux aléas de la vie qui nous amènerai à se dire " Je prends un verre, ensuite je ne peux qu'aller mieux " !!!
Félicitations pour parcours André et merci de ton témoignage !!!
On ressent cette force et cet espoir lorsque tu écris !!!
miminne-soleil- Super Tchatcheur
- 18/06/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
merci de tout coeur de ton temoignage DD,il montre vraiment bien a quel point UN VERRE suffit pour relancer la machine Comme tu le dis ,nous sommes malades a vie car cette maladie ne se guerit pas mais nous pouvons la controler avec un seul et unique traitement: le ZERO ALCOOL.
ta rechute a ete un bien qq part puisqu'elle t'a montré et prouvé cet etat de fait,il te fallait ce faux pas pour comprendre....
Bienvenue dans notre belle famille DD meme si tu es dejà un ancien de chez nous
bisous
ta rechute a ete un bien qq part puisqu'elle t'a montré et prouvé cet etat de fait,il te fallait ce faux pas pour comprendre....
Bienvenue dans notre belle famille DD meme si tu es dejà un ancien de chez nous
bisous
cristal- Admin
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Un témoignage qui explique très bien cette maladie, bravo André, on ressent bien ton parcours à travers ton écrit
Ca fait combien de temps que tu ne consommes plus ?
Ca fait combien de temps que tu ne consommes plus ?
Malau- Super Tchatcheur
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Bonjour Malau,Malau a écrit:Ca fait combien de temps que tu ne consommes plus ? :
Ca n'a pas grande importance.
Je ne suis éloigné de ma prochaine cuite que d'un verre.
Ce qui m'est arrivé en 77, peut encore m'arriver maintenant, aujourd'hui. Il suffit que j'oublie que je suis malade, que je me dise " un verre ne peut me faire de mal " pour réamorcer la pompe et cette fois-ci je ne suis pas sur de réussir à raccrocher. Alors comme on dit à Besançon, je m'abstiens.
Mais pour toi toute seule et confidentiellement en aparté et en français, je suis abstinent depuis des décennies, des lustres, des années, des mois, des semaines, des jours, des heures, des minutes, des secondes.
Sans mérite aucun puisque je n'en ai pas envie d'alcool.
Et puis
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Et les millièmes de secondes, elles sont là
Ah !! Chiante la Miminne !!!!
:fizz:
Ah !! Chiante la Miminne !!!!
:fizz:
miminne-soleil- Super Tchatcheur
- 18/06/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
miminne-soleil a écrit:Ah !! Chiante la Miminne !!!!
Mais Non!
Misogynie à part, tu es une femme c'est tout
Miminne, hé Miminne!
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Et alors ça fait quoi d'être une femme !!!!
Les hommes sont tous aussi chiants que les femmes, voire plus parfois, et beaucoup moins mature
Oui DDT ? DDT ?
Les hommes sont tous aussi chiants que les femmes, voire plus parfois, et beaucoup moins mature
Oui DDT ? DDT ?
miminne-soleil- Super Tchatcheur
- 18/06/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Un autre petit bout de mon histoire.
Enfant, je me conduisais bien. J’étais attentif, bon élève, obéissant, soumis... Je pense que, déjà, j’avais peur de déplaire, de n’être pas suffisamment bon pour mériter les félicitations qu’on ne manquait jamais de me voter.
Ma première expérience avec l’alcool, je l’ai vécue à l'âge d’environ 10 ans. Il était resté une demi bouteille de vin rouge sur la table de la salle à manger. Avec un ami ce jeudi là (c'était le jeudi qu’il n’y avait pas école) nous avons vidé cette bouteille. Bien entendu, nous avons été tous deux malades. Si mon ami a été dégoutté de l’alcool, ce ne fut pas mon cas.
Des années ont passé et les filles c’était plus des cloches ( dixit Souchon)
A cette époque, je me suis aperçu qu’en ayant pris un verre, il m’était possible de vaincre ma timidité. Alors, j’en ai profité. Seulement, d’un verre le samedi soir, ma consommation a augmenté régulièrement. C’est devenu plusieurs verres le samedi soir qui venaient après les verres du samedi après-midi. Puis le samedi matin, le vendredi,soir, après-midi, matin, tous les jours du soir au matin et du matin au soir, c’était chouette pour les études!
Au sortir de mon service militaire, mon éducation n’étais plus à faire en ce qui concerne la boisson.
J’ai donc continué à « m’amuser » puis j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse. Après quelques années de « bonheur » ma femme m’a mis en demeure de choisir entre elle et l’alcool. Je l’ai choisi elle et j’ai continué à boire. Pourtant, quelque chose s’était produit car j’ai VRAIMENT essayé d’arrêter de boire, sans succès évidemment. En 76, et là c’est une espèce de miracle, ce jour là, lorsque je suis rentré chez moi, j’ai allumé la T.V. Et j'ai vu une émission sur l’alcool ou les représentants d’un mouvement d’ancien buveurs expliquaient qu’il n’y avait qu’une seule possibilité pour eux : L’ABSTINENCE TOTALE. Plus un seul verre, plus une seule goutte d’alcool. Je ne sais pas pourquoi, j’ai été convaincu. J’en avais probablement assez de souffrir, je devais être prêt. Pendant près d’un an, j’ai vécu l’abstinence mais une abstinence comme forcée, subie. Je disais à quiconque voulait l’entendre que je n’avais pas envie de boire, que ça ne me gênais pas, c’était faux. Je ressentais une espèce de privation. Je tenais le coup mais je n’étais pas heureux.
C’est alors que j’ai rendu visite à cet ami dont je parle dans le premier chat pitre.
Enfant, je me conduisais bien. J’étais attentif, bon élève, obéissant, soumis... Je pense que, déjà, j’avais peur de déplaire, de n’être pas suffisamment bon pour mériter les félicitations qu’on ne manquait jamais de me voter.
Ma première expérience avec l’alcool, je l’ai vécue à l'âge d’environ 10 ans. Il était resté une demi bouteille de vin rouge sur la table de la salle à manger. Avec un ami ce jeudi là (c'était le jeudi qu’il n’y avait pas école) nous avons vidé cette bouteille. Bien entendu, nous avons été tous deux malades. Si mon ami a été dégoutté de l’alcool, ce ne fut pas mon cas.
Des années ont passé et les filles c’était plus des cloches ( dixit Souchon)
A cette époque, je me suis aperçu qu’en ayant pris un verre, il m’était possible de vaincre ma timidité. Alors, j’en ai profité. Seulement, d’un verre le samedi soir, ma consommation a augmenté régulièrement. C’est devenu plusieurs verres le samedi soir qui venaient après les verres du samedi après-midi. Puis le samedi matin, le vendredi,soir, après-midi, matin, tous les jours du soir au matin et du matin au soir, c’était chouette pour les études!
Au sortir de mon service militaire, mon éducation n’étais plus à faire en ce qui concerne la boisson.
J’ai donc continué à « m’amuser » puis j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse. Après quelques années de « bonheur » ma femme m’a mis en demeure de choisir entre elle et l’alcool. Je l’ai choisi elle et j’ai continué à boire. Pourtant, quelque chose s’était produit car j’ai VRAIMENT essayé d’arrêter de boire, sans succès évidemment. En 76, et là c’est une espèce de miracle, ce jour là, lorsque je suis rentré chez moi, j’ai allumé la T.V. Et j'ai vu une émission sur l’alcool ou les représentants d’un mouvement d’ancien buveurs expliquaient qu’il n’y avait qu’une seule possibilité pour eux : L’ABSTINENCE TOTALE. Plus un seul verre, plus une seule goutte d’alcool. Je ne sais pas pourquoi, j’ai été convaincu. J’en avais probablement assez de souffrir, je devais être prêt. Pendant près d’un an, j’ai vécu l’abstinence mais une abstinence comme forcée, subie. Je disais à quiconque voulait l’entendre que je n’avais pas envie de boire, que ça ne me gênais pas, c’était faux. Je ressentais une espèce de privation. Je tenais le coup mais je n’étais pas heureux.
C’est alors que j’ai rendu visite à cet ami dont je parle dans le premier chat pitre.
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Merci André de nous confier tout ça, c'est vraiment important pour tous ceux qui nous lisent et pour nous aussi, bien sûr!!
Bisous
Bisous
SHALE- Admin
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
ddt a écrit:Bonjour Malau,Malau a écrit:Ca fait combien de temps que tu ne consommes plus ? :
Ca n'a pas grande importance.
Je ne suis éloigné de ma prochaine cuite que d'un verre.
Ce qui m'est arrivé en 77, peut encore m'arriver maintenant, aujourd'hui. Il suffit que j'oublie que je suis malade, que je me dise " un verre ne peut me faire de mal " pour réamorcer la pompe et cette fois-ci je ne suis pas sur de réussir à raccrocher. Alors comme on dit à Besançon, je m'abstiens.
Mais pour toi toute seule et confidentiellement en aparté et en français, je suis abstinent depuis des décennies, des lustres, des années, des mois, des semaines, des jours, des heures, des minutes, des secondes.
Sans mérite aucun puisque je n'en ai pas envie d'alcool.
Et puis
Comme c'est bien dit tout cela c'est vrai que ça n'a pas d'importance vu comme ça et pourtant ça compte, c'est pas rien toutes ces secondes, ces minutes, ces heures, ces jours, ces semaines, ces mois, ces années, ces lustres, ces décennies
Vu comme ça c'est très Marseillais hein
Malau- Super Tchatcheur
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Vu comme ça c'est très Marseillais hein
est-ce exagéré?
est-ce exagéré?
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Nan c'est pas exagéré, mais en fait tu as raison. Moi je dis 1 an ou 6 mois, etc. Toi tu donnes les minutes, les secondes, les lustres
Je trouve ça rigolo
Je trouve ça rigolo
Malau- Super Tchatcheur
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
DDT de nous raconter ton histoire!
Tu le fais très bien, c'est vraiment parlant et illustre bien la maladie alcoolique.
Encore une fois je me dis que nous avons tous énormément de points communs, même déjà avant de tomber dans l'alcool.
C'est certainement pour ça qu'on se comprend si bien, et sans se juger D'ailleurs, le fait de se reconnaître en l'autre est souvent important pour les MA, car alors on prend conscience qu'on n'est pas le seul dans le cas, on n'est pas "extraterrestre", on peut être compris, et surtout on en apprend beaucoup en écoutant l'expérience des anciens buveurs
Tu le fais très bien, c'est vraiment parlant et illustre bien la maladie alcoolique.
Encore une fois je me dis que nous avons tous énormément de points communs, même déjà avant de tomber dans l'alcool.
C'est certainement pour ça qu'on se comprend si bien, et sans se juger D'ailleurs, le fait de se reconnaître en l'autre est souvent important pour les MA, car alors on prend conscience qu'on n'est pas le seul dans le cas, on n'est pas "extraterrestre", on peut être compris, et surtout on en apprend beaucoup en écoutant l'expérience des anciens buveurs
Lisa- Super Tchatcheur
- 02/01/2009
suite
Pendant les dix ans qui ont suivi, j'ai vécu (mais ai-je vécu) un enfer journalier. Je savais qu'il était possible de s'arrêter puisque j'y étais parvenu, mais j'en avais perdu le désir, j'avais essayé et je n'y étais pas arrivé. C'était pour moi une situation d'échec, une de plus, une de trop?
Alors, plus rien n'a compté, pour moi que l'alcool. Je ne vivais que par et pour l'alcool. J'ai, pendant quelque temps continué à donner le change, à, du moins croyais-je, cacher mon alcoolisme aux autres alors que c'était un secret de polichinelle. Puis, j'ai sombré. En 82, perte de mon emploi, mon ménage battait de plus en plus de l'aile, mes amis me fuyaient, ne me restaient que mes relations de bistrots, mes copains de beuveries. Plus de garde-fou et jusqu'en 87, j'ai continué mon existence tant bien que mal. C'est vraiment une période confuse que cette période d'où me revient de temps à autre quelque souvenir brumeux, invérifiable car, j'avais fait le vide autour de moi.
J'étais seul, seul, seul...
Même l'alcool m'était insupportable. Je continuais à boire parce que j'y étais obligé mais je n'en pouvais plus. J'en étais arrivé au point ou je ne pouvais plus me passer d'un produit qui, à coup sûr, allait me tuer. Mon corps ne le supportait plus mais mon cerveau exigeait sa dose. C'est alors que j'ai eu le déclic. Un jour, un beau jour, un merveilleux jour, j'ai téléphoné à un MAB. Avant de former le numéro, j'ai bien entendu bu un coup, il fallait bien me donner du courage. Ce fut le dernier car à partir de ce moment, toutes les ruses, les combines, les trucs que j'utilisais pour boire, je m'en suis servi pour ne pas boire. Pour moi, ça a marché. Je suis allé voir mon médecin à qui j'ai dis que je ne buvais plus d'alcool. Sa première réaction, avant de me féliciter a été de m'engu...irlander ( ce n'est pas le terme que j'allais employer) vu les risques que j'avais pris en m'arrêtant sans aide médicale. J'ai eu de la chance, je n'ai pas eu de conséquence funeste de mon arrêt brutal sans contrôle.
Petit à petit, l'abstinence s'est installée. Aujourd'hui, je vais bien, je vis une abstinence heureuse, la consommation d'alcool ne m'est plus indispensable, j'ai retrouvé une vie normale.
Je sais maintenant que je n’ai à craindre que moi, mon comportement.
:shak:
Alors, plus rien n'a compté, pour moi que l'alcool. Je ne vivais que par et pour l'alcool. J'ai, pendant quelque temps continué à donner le change, à, du moins croyais-je, cacher mon alcoolisme aux autres alors que c'était un secret de polichinelle. Puis, j'ai sombré. En 82, perte de mon emploi, mon ménage battait de plus en plus de l'aile, mes amis me fuyaient, ne me restaient que mes relations de bistrots, mes copains de beuveries. Plus de garde-fou et jusqu'en 87, j'ai continué mon existence tant bien que mal. C'est vraiment une période confuse que cette période d'où me revient de temps à autre quelque souvenir brumeux, invérifiable car, j'avais fait le vide autour de moi.
J'étais seul, seul, seul...
Même l'alcool m'était insupportable. Je continuais à boire parce que j'y étais obligé mais je n'en pouvais plus. J'en étais arrivé au point ou je ne pouvais plus me passer d'un produit qui, à coup sûr, allait me tuer. Mon corps ne le supportait plus mais mon cerveau exigeait sa dose. C'est alors que j'ai eu le déclic. Un jour, un beau jour, un merveilleux jour, j'ai téléphoné à un MAB. Avant de former le numéro, j'ai bien entendu bu un coup, il fallait bien me donner du courage. Ce fut le dernier car à partir de ce moment, toutes les ruses, les combines, les trucs que j'utilisais pour boire, je m'en suis servi pour ne pas boire. Pour moi, ça a marché. Je suis allé voir mon médecin à qui j'ai dis que je ne buvais plus d'alcool. Sa première réaction, avant de me féliciter a été de m'engu...irlander ( ce n'est pas le terme que j'allais employer) vu les risques que j'avais pris en m'arrêtant sans aide médicale. J'ai eu de la chance, je n'ai pas eu de conséquence funeste de mon arrêt brutal sans contrôle.
Petit à petit, l'abstinence s'est installée. Aujourd'hui, je vais bien, je vis une abstinence heureuse, la consommation d'alcool ne m'est plus indispensable, j'ai retrouvé une vie normale.
Je sais maintenant que je n’ai à craindre que moi, mon comportement.
:shak:
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
ton temoignage est tres precieux ddt,merci de tout coeur de nous le faire partager
et tu sais quoi??,il n'y a pas que ton temoignage qui soit precieux mais ça,tu le sais maintenant
et tu sais quoi??,il n'y a pas que ton temoignage qui soit precieux mais ça,tu le sais maintenant
cristal- Admin
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Merci pour ce petit partage de ta vie douloureux, du moins je l'ai ressenti de cette manière !!
Je suis heureuse que tu sois abstinent aujourd'hui !!
Je te félicite grandement
Je suis heureuse que tu sois abstinent aujourd'hui !!
Je te félicite grandement
miminne-soleil- Super Tchatcheur
- 18/06/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
BRAV0 DDT et merci pour ton témoignage, tu as réussi grâce à ta volonté, tout seul à la seule force de ton courage, et ta stratégie ne pourrait sans doute pas être employée par n'importe qui, mais pour toi, avec ce déclic et la mise en place de tes stratagèmes jadis utilisés pour boire, tu as réussi à déjouer tous les pièges, c'est une très belle histoire, chapeau
JOSEPHA- Super Tchatcheur
- 04/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
JOSEPHA a écrit:BRAV0 DDT et merci pour ton témoignage, tu as réussi grâce à ta volonté, tout seul à la seule force de ton courage, et ta stratégie ne pourrait sans doute pas être employée par n'importe qui, mais pour toi, avec ce déclic et la mise en place de tes stratagèmes jadis utilisés pour boire, tu as réussi à déjouer tous les pièges, c'est une très belle histoire, chapeau
Non Josepha, pas tout seul, dès que j'ai voulu m'aider, j'ai trouvé de nombreuses personnes qui m'ont aidé à m'aider. Le seul qui a changé, c'est moi. Mes proches ont toujours été là pour moi, même s'ils n'étaient plus là, seulement, je ne les voyais pas, je ne les entendais pas, leur aide consistait à me dire arrêtes de boire et ça, ça m'était impossible. J'ai bien arrêté seul, mais pas tout seul. Seul mais entouré d'amis, de vrais amis, pas des relations de bistrot, des amis sur lesquels je pouvait compter jour et nuit et ça c'est exceptionnel. Des gens à qui je pouvait téléphoner si je n'allait pas bien, qui m'écoutaient et qui savaient ce que je ressentait puisqu'eux aussi étaient alcooliques. C'est vrai que j'ai tout mis en oeuvre pour ne pas reboire mais pas tout seul.
Ce n'est peut-être pas clair mais c'est d'un seul jet, j'écris comme ça vient.
ddt- Habitué
- 02/09/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Si, je trouve que c'est très clair et très intéressant ce que tu écris...
Merci à toi pour ce témoignage!
Merci à toi pour ce témoignage!
SHALE- Admin
- 01/01/2009
Re: Mon histoire par petits bouts
Merci à toi pour ce beau témoignage
De quoi mettre du baume au coeur à ceux qui doutent encore
Arreter l'alcool c'est difficile mais c'est possible
Après comme tu dis, faut pas oublier car le cerveau lui, n'oubliera jamais plus
De quoi mettre du baume au coeur à ceux qui doutent encore
Arreter l'alcool c'est difficile mais c'est possible
Après comme tu dis, faut pas oublier car le cerveau lui, n'oubliera jamais plus
hoedic- Admin
- 02/01/2009
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