Navigation







Forum














Qui est en ligne ?
Il y a en tout 11 utilisateurs en ligne :: 1 Enregistré, 0 Invisible et 10 Invités

chantal

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 265 le Lun 11 Juin 2012 - 17:08

L'alcool du plaisir au refuge (texte de Bob)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L''alcool du plaisir au refuge (texte de Bob)

Message  SHALE le Dim 24 Mai 2009 - 22:55

Bonjour,


Dans notre société, l'alcool prend ses racines dans notre culture.

Le mythe qui l'entoure interpelle très tôt les enfants et symbolise pour beaucoup de jeunes une capacité à
passer du stade enfant au stade adulte (entretenu souvent par certains propos tenus par des adultes(" c'est pour les grands" ou "tu es trop petit" ou encore " tu commences à être grand tu vas pouvoir gouter")

A l'adolescence, selon les individus, sa consommation
peut répondre au besoin d'identification, d'indépendance ou correspondre à l'une des conduites à risque adoptées à cet âge.


Il y a plaisir et l'alcool refuge


Il y a plaisir lorsque la consommation est occasionnelle et effectuée en groupe. L’alcool est alors associé à la fête, à la convivialité.
La consommation de cet alcool plaisir est soutenue par une tradition culturelle.
- Pour les adultes, il s'agit de bon vin,

- pour les jeunes ce sont des boissons plutôt fortes (Malibu, Tequila, Gin et surtout les mélanges)
dont le caractère euphorisant donne au consommateur un sentiment d'assurance et de bien être.

Quand la pratique
devient solitaire elle traduit plutôt le désir souvent inconscient de destruction de soi et des autres :
c'est l'alcool refuge, prélude à une attitude auto-agressive, une violence à l'égard des proches.

Il existe des paliers progressifs à l'alcoolisme qui vont de l'initiation à l'intégration de l'habitude.

A chaque stade, des facteurs sont liés aux circonstances du milieu (environnement familial) et aux motivations propres de l'enfant ou de l'adolescent.

5 à 12 ans :
- initiation avec influence du milieu parental.
L'alcool symbolise l'accès au monde des adultes. Cette image est d'autant plus forte que les parents jouent le rôle d'initiateur.
La première rencontre peut se situer dès 4 ou 5 ans:
un « canard » (sucre trempé dans un alcool fort),
du cidre,
une gorgée de champagne lors d'un mariage...
l'alcool est associé à la fête, à la joie.

12 à 16 ans :
l'accès à l'alcool est souvent organisé selon
un rituel d'initiation au vin dans le cadre familial ou
par des rites d'intégration avec d'autres jeunes, notamment dans les soirées.

Cette période correspond au démarrage d'une consommation régulière. La canette de bière devient une boisson courante en réponse à la soif.

Après 14 ans,
c'est l'intégration de l'habitude. L'alcool s'associe à un sentiment de maturité et d'indépendance.
Les images traditionnelles de l'alcool apparaissent ;
l'alcool réchauffe, rend fort, crée l'ambiance...

Le café est l'occasion de se retrouver entre copains, d'échanger, d'écouter de la musique, de passer le temps...

La consommation comble le vide et l'ennui. S'intégrer au groupe, c'est acquérir les usages de ce groupe, voire exagérer la consommation pour «être à la hauteur » et démontrer de quoi on est capable.

15 à 18 ans :
les jeunes multiplient par deux leur consommation d'alcool.
On saisit les occasions offertes : bonnes soirées ' fin de match pour faire la fête et chercher l'ivresse.
De l'ivresse à la défonce, le pas est franchi facilement.

L'ébriété peut s'exprimer par la violence.
De nombreuses sorties de boite se terminent en bagarre, altercations, accidents de voiture.

Chez les adolescents, l'hyperalcoolisation est responsable de la plupart des passages à l'acte violents
(38 % des jeunes délinquants, détenus à Fleury-Mérogis, sont incarcérés pour avoir agi sous l'emprise de l'alcool).

L'alcool permet d'augmenter la confiance en soi, de se donner de l'assurance dans ses relations avec autrui. La consommation excessive est vécue comme un défi à soi-même, une épreuve à surmonter ou comme la recherche de « casser » sa conscience.

Il existe une forte corrélation entre la prise d'alcool et des drogues illicites chez les jeunes de 11 à 19 ans.

L’effet déshinibiteur [g]favorise les relations sexuelles [/g]impulsives non protégées et [g]augmente[/g] le risque de contaminations virales (Hépatite B et VIH).

L'installation d'un rapport pathologique à l'alcool n'est pas toujours facile à identifier.

Souvent, [g]l'usage abusif se révèle[/g] à l'occasion d'accidents, de problèmes sociaux, de tentatives de suicide, de dépression, de délinquance...

[g]Sources:[/g] ADOSEN (Association pour l'education
sanitaire et le don solidaire dans l'éducation nationale


Amitié
Robert

_________________
Demain sera un autre jour...

SHALE
Admin

Féminin 01/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'alcool du plaisir au refuge (texte de Bob)

Message  hoedic le Lun 25 Mai 2009 - 0:06

Pour ma part, comme je l'ai dit à ton mari Shale, j'ai été éduquée quant au gout des bons vins.

Je suis bien loin d'avoir sa culture d'oenologue mais j'avais appris à apprécier et à aimer alors qu'à la base je n'aimais pas les vins car l'alcool en degré est venu dans ma vie bien plus tard...

Dans la culture familiale l'alcool avait ses racines et je les ai suivi, c'est ainsi....

Comme je l'ai dit à ton mari, quand je suis devenue malade alcoolique il me fallait l'effet du produit alcool mais avant j'ai pu apprécier le gout et mon cerveau a une mémoire très nette, lorsque nous avons parlé de certains vins, j'avais quasi le gout sur les papilles sans pour autant en ressentir l'envie par contre oui, une certaine nostalgie car je sais que pour moi c'est fini tout ça....

Vu sa culture il me "sortait" des noms, moi inculte par rapport à ça, je ne les possédais pas, néanmoins j'ai le sentiment que lors du dialogue nous avons été sur la meme longueur d'ondes...

hoedic
Admin

Féminin 02/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum