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Réflexions sur l'alcoolisme

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Réflexions sur l'alcoolisme Empty Réflexions sur l'alcoolisme

Message  SHALE le 12/3/2019, 21:24

Il n’y a pas d’hérédité alcoolique, donc il n’y a pas de fatalité.
. On le sait,  l’alcool constitue chez nous un secteur économique de 1er ordre. Et une ressource fiscale importante.
· Il est vain de diaboliser l’alcool : il est par contre important de faire de la prévention sur ses mécanismes : de l’alcool convivial, festif, relaxant… à la dépendance la marge est étroite.
· L’ignorance de ces mécanismes est le pire ennemi du buveur festif ou occasionnel : personne ne se dit : « Ah ben tiens, je vais devenir alcoolique ! »
· Nous connaissons tous des alcooliques ou buveurs excessifs, dans la famille, voisins, amis, collègues,… Tous les milieux sociaux sont concernés.
· Ce ne sont pas toujours ceux qui boivent le plus qui deviennent dépendants.
· L’alcoolique est souvent un émotif, un être très sensible et généreux et non une brute épaisse. Il trouve dans l’alcool un outil pour gérer ces émotions qu’il maîtrise mal. Jusqu’au jour où il ne gère plus rien.
· L’alcoolisme se développe lorsqu’un individu prédisposé rencontre un effet bénéfique dans le produit à un moment clé de sa vie (grande joie ou grande peine par exemple…) ; pour retrouver cet effet, on consomme. L’habitude aidant il faut augmenter les doses pour retrouver l’effet. Jusqu’à ce que l’effet disparaisse pour ne laisser que la dépendance.
· L’alcoolique est menteur, inefficace au travail, dangereux sur la route, sans volonté. Ce n’est pas parce qu’il est comme ça qu’il boit. S’il est comme ça, c’est parce qu’il boit. Il s’en passerait.
· L’alcoolique souffre : quand la dépendance est installée l’alcoolique n’éprouve plus aucun plaisir dans l’alcool ; tout au plus un apaisement, un soulagement.
· La dépendance est d’abord psychologique : c’est une angoisse de manquer, une incapacité à faire face sans produit. Cette angoisse le pousse au déni et à refuser l'aide qu'on lui propose . Il ne conçoit pas de faire sans alcool. Comme vous ne concevez pas de cesser de respirer. L’alcool est l’oxygène de l’alcoolique. Pour lui l’alcool n’est pas un problème. Mais une solution pour fuir ou supporter ses problèmes.
· La 1ère chose qui disparaît dans l’alcool c’est la volonté. Inutile donc de ressasser à votre alcoolique : « Tu n’as aucune volonté ! ». En effet, c’est très juste, et ça n’a pour seul effet que de l’enfoncer davantage.
· L’alcoolique est encore souvent considéré comme un vicieux, un taré : « C’est quand même lui qui lève le coude, hein ! ». Il se cache donc et ne prend pas les mesures de soin dont il a besoin. Il doit se déculpabiliser, il n’a pas choisi sa maladie, et accepter l’aide qu’on peut lui apporter : arrêter seul et sans le suivi nécessaire est très difficile et même en cas de succès ne fait pas de l’abstinent un être heureux. Il y a un deuil à faire et il n’est pas facile.
· La dépendance physique ne vient que tardivement : l’alcool est un produit beaucoup moins addictif que le tabac par exemple.
· Si la désaccoutumance physique (sevrage) ne prend que quelques jours (3 à 5 en général), la désaccoutumance psychologique est plus longue : un accompagnement est nécessaire pour durer.

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Demain sera un autre jour...





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