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L'alcool chez les jeunes

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Message  SHALE le 21/11/2018, 19:10


Selon l’Organisation Mondiale de la santé, la France est le sixième pays le plus consommateur d’alcool. Avec 13 millions de consommateurs réguliers, l’alcool est la seconde cause d’addiction chez les jeunes Français, après le tabac. Les accidents de la route s’avèrent être la première cause de mortalité des jeunes, ceux-ci étant principalement dus à l’alcoolémie du conducteur.
Les chiffres sont éloquents : alors que la consommation d’alcool aurait plutôt tendance à diminuer chez les adultes de plus de 25 ans, celle des adolescents de 12 à 24 ans augmente de façon constante et débute à un âge de plus en plus précoce.
S Cependant, l’alcool festif demeure le plus répandu. Selon Michel Reynaud, l’alcoolisme chez les adolescents reste rare. L’alcool est surtout utilisé pour des épisodes d’ivresse(30 % des adolescents de moins de 15 ans ont déjà eu au moins une expérience d’ivresse aiguë)

1 – Profil du consommateur
L’alcoolisation chez les jeunes s’est généralisée et touche l’ensemble des classes sociales. Les garçons consomment plus régulièrement que les filles : 39,5 % des garçons et 20,6 % des filles entre 15 et 19 ans sont des consommateurs réguliers (hebdomadaires et quotidiens).
La consommation augmente fortement avec l’âge et reste généralement festive.
2 – Raisons de leur consommation
Les adolescents représentent une population fragile possédant une potentialité addictive. En effet, l’adolescence est une période où de nombreux bouleversements, physiques et psychiques, conduisent le sujet à rechercher de nouveaux modèles et à entrer dans un processus d’identification. À travers les conduites à risque, le jeune négocie son passage de l’enfance à l’état d’adulte, à travers de multiples comportements dérogatoires, empreints de risque, cherchant quelles sont ses propres limites et quelles sont celles d’autrui.
Comme l’affirme David Le Breton, « une conduite à risque n’est pas seulement la recherche d’une simple intensité d’être, ou d’un défi pour s’imposer dans un monde problématique, elle naît parfois de l’indifférence quand le retrait hors de l’existence devient trop sensible et que le goût de vivre ne pèse plus guère »
Ainsi, pour certains jeunes, les conduites à risque sont parfois la seule manière de se valoriser et de se faire reconnaître comme faisant partie d'un groupe donné.
Pour David Le Breton, les jeunes générations sont entrées depuis une vingtaine d’années dans une crise durable. La difficulté du passage vers l’âge adulte est accentuée par le brouillage des repères de sens et de valeurs caractérisant le monde contemporain. Si une majorité de jeunes s’intègre dans la société en y éprouvant le goût de vivre, une part non négligeable peine à trouver sa place.
Dans son dossier « Les conduites à risque des jeunes comme résistance »,
David Le Breton précise qu’en dépit des souffrances qu’elles entraînent, les conduites à risque possèdent un versant positif : elles favorisent la prise d’autonomie du jeune et sont un moyen de se construire une identité. Ces conduites sont une tentative paradoxale de reprendre le contrôle de son existence, quel qu’en soit le prix. Mais on oublie que le prix à payer peut être très cher...

Aussi la vision de la mort est lointaine et de fait, la conscience du danger est faible. Parfois en quête d’un sens à donner à son existence, le jeune interroge la signification ultime qu’est la mort pour savoir si vivre a encore un sens, d’où sa recherche délibérée de prises de risque, de conduites susceptibles d’entraîner des effets dangereux tant pour lui-même que pour les autres.
L’alcool est synonyme de détente, de plaisir, de désinhibition.

Cette alcoolisation abusive est dangereuse. Il est possible d’en distinguer plusieurs formes chez les jeunes.
-La première forme est assez inquiétante, elle peut être considérée comme un mode d’intégration, quelque peu déviant, au monde des adultes.
-La seconde est plus alarmante. Elle consiste en prises sporadiques, où l’alcool est utilisé pour parvenir le plus vite possible à l’ivresse, à la « défonce ». Il s’agit d’une ivresse aiguë, conduisant à se sentir délivré des limites corporelles et langagières, permettant de plonger dans une sensation de bien-être et d’oublier les dangers et les soucis quotidiens.
- les jeunes expliquent qu’ils ne boivent pas la semaine, mais qu’ils s’alcoolisent lors des sorties soit pour un certain nombre de jeune en moyenne trois fois par semaine
-En général, l’alcool provient généralement du domicile familial.
-Ils sont souvent assez lucides sur leur prise d'alcool et beaucoup considère boire trop.

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Demain sera un autre jour...





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