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La psychologie de l'abstinence

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La psychologie de l'abstinence

Message  SHALE le 9/9/2018, 17:55

La psychologie de l'abstinence



"Si guérison il y a, elle est acquise au prix de l'abstinence qui est tout le contraire d'une conduite ordinaire : le patient doit "se reconnaître comme alcoolique toujours et pour toujours".
"Docteur jean Morenon


On doit aussi garder en mémoire que l'alcoolique abstinent entre dans une marginalité de fait.
Un des problèmes essentiels de l'alcoolisme tient à ceci que, disqualifié par ses ivresses, le patient est aussi disqualifié par l'abstinence, de façon bien plus subtile et beaucoup plus profonde qu'il ne parait. Ce n'est certes pas l'alcool en tant que molécule qui est en cause ici, mais l'alcool en tant que symbole.


Culturellement, il va de soi de consommer, mais qui s'abstient de partager un verre, refuse un geste d'accueil et doit s'en expliquer." L'alcool est présent partout, dans la moindre fête ou même en famille à la maison, le refuser est parfois très difficile et peut fâcher certaines personnes qui offrent un verre.
Apprendre à dire NON est là aussi indispensable comme travail sur soi.


La rupture avec certains amis, des amis "de boisson" est souvent inévitable, là aussi il faut que le malade alcoolique soit en mesure d'accepter cette séparation.
L'abstinence dans la famille, même si elle était souhaitée pose souvent problème. Le malade alcoolique a du mal à retrouver la confiance des siens qui le surveillent pour vérifier qu'il ne rechute pas. Il a aussi du mal à retrouver son rôle dans la famille, rôle que l'alcool lui avait enlevé. Souvent, il ne sait plus où est sa place. L'aide d'un psychologue peut être aussi adaptée.


Il est important que le malade alcoolique trouve un groupe de parole où il puisse dire ses difficultés, notamment ses difficultés à devoir accepter ses émotions sans anesthésiant.


La solution la plus efficace c'est , pour le malade alcoolique, de s'appuyer sur ses expériences passées d'alcoolisations et sur celles plus récentes de l'abstinence. Il peut s'en servir pour aider d'autres malades, ainsi il retrouve une confiance en lui qui en avait pris un sérieux coup pendant ses alcoolisations.
Peu, à peu, il reprend de l'assurance, il peut même devenir très fier d'avoir réussi à se passer de l'alcool et avoir envie de transmettre cette fierté, là on peut dire que l'abstinence l'a aidé à s'en sortir haut la main, ce qui n'est pas toujours le cas.


Comme quoi il est important de transformer une expérience très négative en expérience positive.
Le malade alcoolique peut alors devenir une personne abstinente bien dans sa peau et bien dans sa tête, mais parfois le cheminement peut être long!
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_________________
Demain sera un autre jour...





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SHALE
SHALE
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Féminin 01/01/2009

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Re: La psychologie de l'abstinence

Message  cristal le 9/9/2018, 22:28

très intéressant ce post,ça me parle beaucoup  super coeurs

_________________
La pire des solitudes n'est pas d'être seul mais d'être un compagnon épouvantable pour soi même.



" celui qui combat risque de perdre,mais celui qui ne combat pas a perdu d'avance "

Bertolt Brecht
cristal
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