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Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

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Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  antigone194 le 23/12/2017, 19:59

Parfois je relis un cahier , j'ai honte de ce que j'y lis,  c'était mon cahier intime et je me confiais dans une réalité déplaisante . Essayer de retirer cette peau de serpent qui mue, devenir quelq'un de bien ?

Avril printanier 1995 : le soleil inonde la chambre , ou presque !
Optimisme ou utopie . Grand calme , la chatte est effondrée
sur le petit divan ; j'attends que mon homme revienne avec le camion , j'ai fait les courses en vitesse .

Un maximum de choses , un minimum de temps et de prix (n'ayons pas peur des qualificatifs),
ensuite visite à la bibliothèque , moment de répit ; la bibliothèque est située dans un quartier pavillonnaire, grosses maisons bourgeoises neuves côtoient des petits pavillons gris , tristes, petits jardinets d'ouvriers en retraite.
C'est concentrationnaire , calme , un peu stressant ; les jardins se jouxtent , il n y a pas d'intimité .

C'est la propriété sans la liberté ou l'individualisme sous haute surveillance.
Mon choix s'est porté sur deux livres : biographie romancée d'Eddie Vartan et livre de diététique bio comme d'habitude ,il  ne me servira à rien . La diététique est pour moi , un mystère ; elle demande régularité, calcul , équilibre ,  recherches de produits frais ,abstraction de mon impulsivité à me jeter sur les aliments sucrés , organisation , sobriété des sentiments.
Demain Dimanche des Rameaux , mon homme  va sur la tombe de sa mère.Bientôt Pâques , il fait bon ; il y a quelques semaines ,   giboulées et vent glacé , ciel bleu dur me faisaient songer aux Pâques d'antan . Soleil , froid et pourtant le printemps qui se pointe .
J'ai acheté 2 poules en chocolat , en tant que femme et maman  , je perpétue une tradition ; les femmes enfantent et soignent les enfants. 
Je pense à mes enfants , je me sens encore une Maman.
 La vie avec mon homme est un long fleuve tranquille , remarques blessantes ou mal comprises « quand seras-tu enfin normale ? Tu ne dis rien !
C'est un monument historique  ! C'est Victor Hugo ! Un peu , c'est bien ; trop , c'est indigeste .
C'est quelqu'un qui a toujours raison, qui critique , au lieu d'agir et voit le grain de poussière mis en
évidence par les rayons du soleil ou qui voit que les vitres
sont sales car le soleil luit derrière

.Je reconnais que je ne suis pas la fée du ménage .
Je ne m'étendrai pas plus car ce serait comme du parti pris ;  je connais la chanson et le refrain ;
je suis dans le choeur à répéter les  mêmes phrases !
 Il faudrait pouvoir et savoir dire NON , sortir du gros de la troupe et m'en aller mon petit bonhomme de chemin ,
sans me retourner.

Je me trahis par  mon sentiment de culpabilité  permanent.Un sentiment de culpabilité intérieur , inhérent,   il appelle  cela  «  mon besoin de me justifier permanent , mon manque de confiance en moi. » .
 Difficile à soigner ! J'ai peur aussi de l'inconnu, de la précarité , de sortir du rang , de la violence des autres.
J'ai peur de m'affirmer . Je suis une poule dans une cage et je n'ose pas sortir ma tête ..
10 Avril 1995 : je suis en prolongation  d'arrêt maladie , suite au bleu que j'ai sur la tempe, né d'une dispute tumultueuse,  j'ai mal digéré le fait qu'il ait déjeuné avec une femme , Gémeaux comme lui . Je l'ai mal pris et mon état alcoolo-dépressif a envenimé la dispute , je ne lui cherche pas d'excuses ;  j'énonce des faits ; j'aurai du m'enfuir , ne plus rester seule avec lui !  Les enfants qui ne sont plus là ! Je suis solitaire et comme dans un axe de destinée suicidaire . Réflexion masculine  " il faut arrêter tout ça , reconnais que tu m'as poussé à bout !
  C'est vrai tout cela , il refuse d'envisager le divorce pour de mauvaises raisons  ; il me met en parallèle avec  son père dépressif , désagréable , tyrannique , malade ,  qui  le culpabilise et lui ,  me culpabilise à son tour.
Je suis seule dans ma tourmente intérieure .A qui parler ? La tombe de sa mère était nue, je lui ai conseillé d'y aller seul , et son père lui a reproché de ne pas être passé le prendre pour aller ensemble la fleurir .

Cette maison est la maison du malheur , nos disputes . 
C'est venu tout d'un coup quand j'ai réalisé qu'avec mon beau-père , on ne s'en sortirait jamais .
Je suis immature , je réagis au premier degré.
Octobre 1995 : je suis une alcoolique, je bois en cachette (tout ce que je peux ) et il l'a découvert, au début cela m'a rassurée et de jour en jour , perturbée  :  sa technique  :  à l'eau et au pain sec  . C'est facile pour
un non-dépendant , pis encore pour un mari égoïste , fils unique , conventionnel et profiteur de ma faiblesse , ignorant de ma maladie qui s'est installée progressivement  . J'avais une hygiène de vie ....à un moment donné , j'ai été vulnérable, perdue ;

j'ai cru que cela pouvait être une solution , impossible d'expliquer cela à des personnes intolérantes ,ignorantes, stupides.
 Je ne cherche  pas d'excuses , impossible de parler à coeur ouvert , il faudra que j'attende de rencontrer une confidente éclairée .
Mon grand  eu un accident grave de VTT le 17/08/95, il a encore un mois d'hospitalisation. 
Je me sens ébranlée , coupable , c'est quelqu'un que j'aime profondément ; au moins j'aurai réussi quelque chose dans ma vie .
C'est l'Automne , il fait beau et doux, le jardin est plein de fleurs  ; j'ai le sentiment que ce n'est pas mon jardin , il  inspecte tout ce
que je fais.
La vie est une suite honteuse de jours .  Le dernier  jour de ma vie , serai-je plus positive ? Absurdité, incongruité ,solitude .
15 Octobre 1995 : dur , dur , d'être une alcoolique. C'est comme une obsession , on croit que cela va vous manquer ! On passe aux yeux de ses proches pour une malade mentale , on vous juge , on vous méprise . Le zom est un être primaire, égoïste , cynique .
Son unique encouragement, c'est du chantage , de la menace  «  c'est moi ou la bouteille ! T'as encore bu !!! » , les enfants savent depuis toujours et me soutiennent de leur affection . Maintenant que la situation devient dramatique , c'est moi qui trinque , si l'on peut dire ! Un alcoolique s'attire de par sa maladie (ou son vice pour certains) plein d'ennuis . Ce n'est pas facile, c'est encore moins facile de l'expliquer à quelqu'un qui profite de la situation ou qui a toujours fait semblant d'ignorer mon alcoolisme qui était pourtant flagrant et maintenant carrément gênant , trop de vagues , de conséquences . J'ai toujours été claire et il me taxe de sournoise ; je n'en ai pas voulu de cette addiction , c'était une échappatoire ; j'avais un mari dominant , autoritaire, sûr de lui,  qui m'identifiait à sa mère ou me réduisait à la femme de ménage , la cuisinière , la public-relations .
Manque de dialogues , manque de considération de sa part .
Dur de lutter , d'avancer . Constamment des problèmes , le fils ainé , son orientation, son service militaire , son bac , le cancer de sa mère ,  sa mort , la TS de son père , son accident , et ses problèmes de dépression .
Une suite d'épreuves à franchir. Pas de copines , Maman est loin.
J'ai peur d'ennuyer les gens avec mon vague à l'âme. Mes bouffées d'oxygène c'est écrire quand je suis seule , pas de bruit , ni radio , ni télé , faire le point. Se dire que tout va s'arranger .

Dimanche 2 Février 1997 :  quand je suis mal , j'écris dans ce cahier , 1 an d'abstinence , j'ai retrouvé ma liberté ,après une cure du 9/01/96 au 6/02/96 , à l'hôpital , où j'ai passé des journées formidables . J'y ai trouvé des gens bons , des docteurs compétents , des malades comme moi , avec qui on s'ait tout dit.
Le zom avait honte quand il venait me voir , il se considère comme la victime et
me dit que les enfants ont beaucoup souffert , je me sens maudite .

Toujours pareil , façade kleen pour les autres et quotidien tuant .Le beau-père s'est retrouvé à l'hôpital ,juste après ma sortie , il a fallu à nouveau le déménager , comme d'hab ! Mon beau-père m'a demandé si mon stage à l'hôpital s'était bien passé ! No comments !  J'en ai entendu d'autres  ! il n'était pas si méchant , Papy ! l'essentiel , c'est de de m'en être sortie !
Mon grand a eu son bac plutôt brillamment (11,9/20) compte-tenu de sa fracture du fémur , des séances de kiné et de son moral , sujet à des hauts et des bas , c'était un jeune courageux , doux , je l'admirais en secret . J'étais
fière de son courage , de son intelligence , de sa beauté.

Escapade en Turquie , géniale , les baignades en eau thermale  chaude , la vraie vie.Vacances d'été chez Maman et séjours
du grand , les générations commençaient à s'affronter .Toujours pareil , lassant même d'en parler . Du
mal à expliquer ce qui ne va pas , un père qui fait tout bien , une mère qui essaie de concilier les générations
, vu qu'elle est une ancienne alcoolique,elle veut prouver que tout va bien , que rien n'est impossible , concilier le rouge et le noir ,
réconcilier des gens qui ne se regardent pas , dialogues de sourds , tempête dans un verre d'eau , marcher sur des oeufs ,
être naïve , bécasse, bête , voilà ce que j'étais , je ne le regrette pas !

Je ne sais pourquoi , je lui en veux  tellement à cet homme , par moments . C'est une haine primaire , je lui en veux parce que je lui ai fait confiance ? Ou parce que je me suis trompée moi-même ? Je pensais vivre avec lui , une vie idéale, j'ai joué le rôle de la femme heureuse, la mère modèle , la belle-fille modèle, je me suis appliquée , je me suis carrément plantée .
C'est ça mon gros problème : la fille à côté de ses pompes , qui lit des romans , qui fait attention à son apparence et  veut bien faire  ! J'étais faite pour m'éclater et me défoncer , j'avais de l'énergie , de la passion , de l'envie de vivre pleinement en moi et c'est pour cela que cette partie noire et sale (c'est mon opinion perso) , je l'ai faite dans l'alcool. Cela a été mon côté jardin secret , jardin maudit , plaque tombale  ma manière à moi de me donner du plaisir interdit , parce que dans ma vie d'enfant , peut-être ,  il n y a jamais eu de véritable explosion , j'ai des souvenirs de-ci , de-là mais pas de sensations de bonheurs , le bonheur c'est un souffle de vent qui passe , une odeur de beignet  ou de cuisine dans le couloir , ou le soleil couchant .
Le bonheur c'est irréel , virtuel , c'est quand on est bien dans sa tête , dans son corps .Je ne me souviens que des chagrins , c'est bête comme je suis . Je suis  orgueilleuse , l'orgueil est une mauvaise attitude  , vous pensez que vous étiez destinée à la gloire , la beauté , l'euphorie , au lieu que quoi vous êtes cette petite âme , cette fille ordinaire qui chaparde des paires de chaussettes dans les magasins , ou des pièces dans le porte-monnaie de sa grand-mère ;  une tricheuse en fait ! Quand je buvais , je trichais , je voulais que cela soit plus beau !
Juillet 1997 : très beau mariage , les mariés étaient beaux , la fête s'est bien orchestrée, l'office a été célébré par une femme pasteur,  de la spiritualité , de l'humanité . Tout le monde était euphorique . Je me sentais godiche dans  un ensemble  en mousseline aux coloris pastel , jours d'été , de toutes les couleurs, canotier et gants blancs. J'ai passé un cap , je suis passée au rang des anciens , sur les photos je suis crispée , pensive , j'assumais mon âge . Le grand a fait un bond en avant, sirènes à la sortie de l'église puis grande réception dans une ferme . On a dansé toute la nuit .  Génial , j'étais morte de fatigue . Je ne tiens pas le coup, les émotions me tuent , le pétillant donne de l'énergie , de l'euphorie et moi je n'en prenais , j'étais sage , songeuse , solitaire. La suite m'a prouvé que les jours suivants , j'aurai mieux fait de dormir longtemps , très longtemps. Je n'ai pas tenu le coup face à ceux qui buvaient et se donnaient des forces. Les vagues à l'âme m'ont envahi , on ne me l'a pas pardonné, car je me suis mal conduite , j'ai débordé dans une conduite asociable .
L'inexprimable , l'inavouable  : ah  si seulement j'avais pu conserver une image lisse et hypocrite  !
Mais non  ! mon naturel bab-el-oued est revenu au galop ! .J'aurais du faire semblant , la fatigue aidant , j'ai craqué .Me pardonner mes manques , mon manque de self-contrôl , mon manque de savoir-être , de savoir-vivre .
Ne pas avoir honte de moi . Que mon amour demeure pour ces beaux êtres auxquels j'ai donné la vie  !
Dimanche 2 Février 1997 : quand je suis mal , j'écris dans ce cahier , 1 an d'abstinence , j'ai retrouvé ma liberté après une cure du 9/01/96 au 6/02/96  , j'ai passé des journées formidables , fait du foot , du VTT et lu toutes les nuits dans mon lit blanc , au dessus des toits gris recouverts de neige . J' ai rencontré  des gens bons , des docteurs compétents , des malades comme moi , nous nous sommes tout dit. Cela s'appelle le partage . 
 
 Je suis la reine des fées : fais toi belle , fais le ménage , fais pas chier .

L'essentiel , pour moi ,  c'est de de m'en être sortie ! je peux être soulagée , c'est un parcours long, dangereux .
 Escapade en Turquie , géniale , les baignades en eau thermale chaude , la vraie vie.Vacances d'été chez Maman et séjours du grand , les générations commençaient à s'affronter .
Toujours pareil , lassant même d'en parler . Du mal à expliquer ce qui ne va pas , un père qui fait tout bien , une mère qui essaie de concilier les générations , vu qu'elle est une ancienne a.. et qu'elle veut prouver que tout va bien , que rien n'est impossible , concilier le rouge et le noir , réconcilier des gens qui ne se regardent pas , dialogues de sourds , tempête dans un verre d'eau , marcher sur des oeufs , être naïve et être hyper bête , voilà ce que j'étais , mais je ne le regrette pas !
Je ne sais pourquoi , je hais tellement cet homme , par moments .
C'est une haine primaire , je lui en veux parce que je lui ai fait confiance ? Ou bien  parce que je me suis trompée moi-même ? Je pensais vivre avec lui , une vie idéale, j'ai joué le rôle de la femme heureuse, la mère modèle , la belle-fille modèle, je me suis appliquée , je me suis carrément plantée . C'est ça mon gros problème , la fille à côté de ses pompes , qui lit des romans , qui fait attention à son apparence et qui veut faire bien ! elle s'applique , en plus , elle est tenace . 
J'étais faite pour m'éclater et me défoncer , j'avais de l'énergie , de la passion , de l'envie de vivre pleinement en moi et c'est pour cela que cette partie noire et sale (c'est mon opinion perso) , je l'ai faite dans l'alcool. Cela a été mon côté jardin secret , jardin maudit , ma manière à moi de me donner du plaisir interdit , parce que dans ma vie d'enfant , il n y a jamais eu de véritable explosion , j'ai des souvenirs de-ci , de-là mais pas de sensations de bonheurs , le bonheur c'est un souffle de vent qui passe , une odeur de beignet ou de cuisine dans le couloir , ou le soleil couchant .
Je ne me souviens que des chagrins , c'est bête comme je suis ! Je suis aussi orgueilleuse , l'orgueil est une mauvaise chose , vous pensez que vous étiez destinée à la gloire , la beauté , l'euphorie , au lieu que quoi vous êtes cette petite âme , cette fille ordinaire qui chaparde des paires de chaussettes dans les magasins , ou des pièces dans le porte-monnaie de sa grand-mère ; une tricheuse en fait ! Quand je buvais , je trichais , je voulais que cela soit plus beau ! qui pouvait me comprendre et décortiquer cette mélasse psychologique où j'avais plongé.

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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  SHALE le 23/12/2017, 20:22

On te sent tellement à l'écart de la famille ou de ce qui devrait être une famille, il y a tellement de haine en toi envers ton mari , que c'est terrible de lire le malheur dans lequel tu as vécu et que tu vis peut-être encore, je ne sais pas....
Que penses-tu de ce que tu écrivais à ce moment là, quel est ton ressenti face à tout ça???

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mot haine

Message  antigone194 le 23/12/2017, 23:06

je dois avouer que cela me met mal à l'aise , ai-je la possibilité de supprimer ces 2 messages ou l'un des 2 , car j'ai du faire une fausse manœuvre . Ou peux-tu le faire pour moi  ? cela ne présente aucun intérêt . L'eau a coulé sous les ponts et les jours se suivent mais ne se ressemblent guère . Bcp de gens apprécient l'homme léger  , mais les intimes , comme les fils , ont fait leur vie . Mon mari n'a pas été un père au sens affectif , il a assuré le matériel , il a aimé faire du sport avec ses fils , comme avec moi , c'est un grand adolescent , il fait jeune d'ailleurs .
Je suis désolée , en fait la psy , m'avait conseillé de laisser dans mon cahier , toutes mes ressentis .
Mon mari a aussi peu de considération pour moi , il est correct en sté mais blessant et ironique avec moi . Il joue aau chat et à la souris , et je ne suis pas une souris intelligente..... Embarassed

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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  SHALE le 24/12/2017, 11:29

Je vais supprimer l'autre post. Je pense aussi que c'est important que tu gardes les notes que tu as prises à ce moment là, tu as un point de comparaison.
Ton mari ressemble à un pervers narcissique, j'espère que ça n'en est pas un, car sinon, tu n'as pas 36 solutions....
On va voir ça ensemble...
Je vais mettre de l'ordre et supprimer le post en trop!! smiles coeurs coeurs

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après réflexion, tout cela c'est presque du passé

Message  antigone194 le 24/12/2017, 15:50

J'ai écrit , il y a longtemps , et avec le recul je vois que les mots  même s'ils sont le reflet de mon ressenti et de ma détresse , de ma solitude , j'aurais du les effacer , car je dramatise , ou je me fais un cinéma .
Actuellement , il y a des moments où je suis au bord du burn out , j'ai du mal à supporter quelqu'un comme mon mari qui est brillant en mots , a le sens de la répartie et a une maîtrise de soi , ma bf dit qu'il manque d'empathie .
Ce n'est pas un pervers narcissique , ou un manipulateur , il est superficiel , joueur , mais il déteste qu'on soit fâché et il déteste les conflits , il n'aime pas les cris , les portes qui claquent , les mots grossiers . Il aime les gens convenables .
Je prends sa défense  , le pb serait résolu si je savais dominer mes réactions et mes états d'âme .
Parfois il prend des gants , d'autres personnes me disent "ne le prends pas mal". Je suis une écorchée vive et mon fils qui essaie de se sortir de sa dépendance , l'est  aussi.
Il y a 2 sortes de personnalités : les dominants , les dominés .
Je suis une dominée car bourrée de complexes .
Je suis très fatiguée ce jour , j'attends du monde demain.
Je te remercie infiniment de m'avoir répondu.
Figure-toi que je pensais faire du bien à un autre alcoolique en relatant un état d'âme ancien , un vieil écrit , parce qu'il est si simple parfois de lâcher prise et de passer à autre chose . Je me suis gourée , je suis gaffeuse , inconséquente.
Mon mari n'est pas un monstre . Je dois , être plus  mature et plus sage , regarder le ciel . Respirer . Je vais aller voir une vieille amie de 91 ans en rééducation , de son col de fémur .
Joyeux Noël à tous . coeurs coeurs

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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  cristal le 24/12/2017, 16:19

mais bien sur que tu vas faire du bien à d'autres alcooliques grâce à tes écrits et on te remercie beaucoup pour ta confiance,ce témoignage est poignant et touchant et je suis sure que cela va aider beaucoup de personnes en souffrance.Tu as réussi à t'en sortir en étant au fond du gouffre,cela donne de l'espoir à ceux qui se disent qu'ils n'y arriveront pas alors encore une fois merci,surtout ne regrette pas d'avoir partager tout cela avec nous,c'est l'endroit idéal pour poser tes maux petits coeurs

Pour ton mal être,je pense que ce qui te manque c'est une vie à toi,c'est un endroit,une activité dans laquelle tu t'épanouies,j'ai l'impression que tu n'arrives pas à te faire plaisir,à te faire du bien,à te dire que tu en vaux la peine.
Non ton mari n'est pas un monstre mais toi non plus Antigone et tu as le droit toi aussi au bonheur et ce bonheur n'est pas forcément avec ton mari ou tes enfants,le bonheur,tu ne pourras le vivre que tu si tu es bien avec toi même et c'est là que cela coince Crying or Very sad
est ce que tu as un suivi psy?? je ne me souviens plus.
En tout cas,n'hesite pas à venir partager tes ressentis et si tu veux un peu plus d'intimité,tu as une partie du forum qui est invisible pour ceux qui ne sont pas inscrit,si tu veux ,tu peux y ouvrir un autre post,c'est comme tu veux coeurs

_________________
La pire des solitudes n'est pas d'être seul mais d'être un compagnon épouvantable pour soi même.



" celui qui combat risque de perdre,mais celui qui ne combat pas a perdu d'avance "

Bertolt Brecht
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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  mamou le 24/12/2017, 17:28

Il ne faut jamais baisser les bras, ni se dire que c'est couru d'avance....
Tout le monde a droit à son bonheur et ses petits bonheurs, moments de joie et de répit.

Merci pour tes écrits  coeurs coeurs

_________________
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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

Message  Lisa le 25/12/2017, 00:30

Déjà à l'époque à travers tes écrits ce sens ce mal-être profond en toi, cette distance entre toi et ton mari, et la différence aussi entre celle que tu es réellement et celle que tu "voudrais" être : fée du logis, lisse, hypocrite, etc.
Je ne suis pas comme ça moi non plus, et j'en ai aussi connu des gens qui auraient préféré que je sois ainsi! Mais non, je ne peux ni ne veux me transformer pour plaire aux autres, sinon on n'a jamais fini! Car ce qui va plaire à ton mari ne plaira pas forcément à quelqu'un d'autre...
On ne pourra jamais plaire à tout le monde ni être aimé par tout le monde tel que l'on est. D'où toute l'importance (et tout le travail) d'appendre à soi-même s'accepter et s'aimer tels que nous sommes.

Je te souhaite malgré tout de passer de bonnes fêtes, et n'hésite surtout pas à revenir écrire! petits coeurs
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Re: Confidence tirée de mon journal , j'ai arrété le 8 Janvier 1995

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