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lola1977, zabou83

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J'arrête de boire

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J'arrête de boire

Message  ROppeneihmer le 02.04.17 8:50

Je vous remercie pour vos messages suite à ma présentation hier.

Tout d'abord pour rappel  de ma présentation faisant témoignage également :
J'ai 30 ans
J'ai une femme et 3 enfants
Je travaille en tant qu'ingénieur de recherche dans un grand groupe international coté en bourse
Je suis alcoolique depuis mes 15 ans j'ai arrêté maintes et maintes fois  sans succès à long terme
Dernière rechute mars 2016 jusqu'à aujourd'hui
Ma consommation entre 70 et 100cl d'alcool fort par jours
Je suis passé de 62kg à 83kg en un an
J'ai a GGT à plus de 800
ASAT et ALAT entre 300 et 500
Dernière écho abdominale révélant uniquement une stéatose modérée
Bref je suis en train de me détruire
Je suis passé hier chez le doc et j'entame une nouvelle phase de sevrage, pour cela je me suis fait prescrire du zopiclone, de l'esperal, du diazepam 30mg/j.
Ainsi qu'une lettre de recommandation chez un psychiatre addictologue manuscrite de mon médecin traitant. Il est écrit que je présente une "addiction très sévère" à l'alcool
Les symptômes physiques de mon sevrage sont immondes en journée, du matin au soir je tremble et rentre en étant d'angoisse et d'anxiété terrible qui me coupent du monde pendant quelques instant. Je monte en température, sudation , l’impression d'être ailleurs, mouvement spasmodique.. Je ressors de ces crises d'angoisse temporaires épuisé psychologiquement et mal, humide sous mes vêtements, mes sens sont altérés
Je vous écris en état d'ébriété, je commence demain un sevrage total passant de la consommation citée à l'abstinence totale, je travaille du lundi au vendredi, je souhaite partager mon expérience, ce serait la première pour moi

===========================================

Pour répondre à la majorité qui pense qu'un sevrage d'une semaine à 10 jours en milieu hospitalier est plus secure, je suis entièrement d'accord avec eux de part le simple fait que (sans substitut) je deviens incapable de faire mon travail en crise, cependant mon travail ne me le premet absolument pas et je suis en vacances fin de la semaine prochaine. Je mise donc sur les substituts pour souffrir le moins possible cette semaine et consolider la semaine prochaine. Pour info je suis en "expat" je suis donc éloigné géographiquement de ma femme et mes enfants, que je rejoins samedi prochain. L'abstinence dans le cadre familial ne sera pas un problème ma femme ne buvant pas le moindre verre d'alcool et étant très vigilante à mon égard compte tenu de mon passé qu'elle connait.

Concernant les symptômes de manque, je suis passé par une période d'abstinence de plusieurs années ... entre 20 et 22 ans de crois ou la la prise de conscience a été déclenchée par le miroir et ma prise de poids de 58 à 68 kg. (1m71). Je sortais de classe prépa. j'ai reperdu tout mon surpoids pour redescendre à 56Kg, passé de 42 à 38 avec ceinture sur une période allant de de juin septembre.

J'appréhende effectivement beaucoup mon sevrage actuel de part le fait d'être isolé et des symptômes visibles de manque tels que décrits ci-dessus (post d'hier). Cette fois, ma motivation a été physique, ma journée étant un calvaire malgré que je consomme (sauf au travail bien évidemment les locaux sont trop sécurisés mais il m'est arrivé d'avoir des périodes ou je m'envoyais le 1/4 d'une bouteille de vodka avec mon jus d'orange du matin en moins de 5 minutes). Donc ceci étant dit, je ne sais pas jusqu'où les désagréments peuvent aller mais je saurai que c'est pour la bonne cause et que chaque jour qui passe m'offre un lendemain meilleur. Quand je me souviens des bienfaits de redevenir sobre, je ne m'explique pas d'avoir pu glisser à nouveau aussi stupidement et aussi bas

Je ne vais pas mentir sur ce forum je n'ai pas commencé le traitement excepté un somnifère hier soir de part le fait que je termine mes "réserves" en gardant ma détermination. Ma présence sur ce forum faisant foi. Je compte me servir de ce forum pour m'auto motiver, avoir un point de vue extérieur, partager mon expérience et surtout en garder une trace écrite pour pourvoir relire d'où je reviens au besoin.

Je vous remercie pour l'attention  que vous portez à ma situation, je serai exhaustif et vrai dans tous mes posts. Je cherchais l'anonymat et un lieu où m'exprimer. Me voilà. Au pied du mur...
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Edit traitement

Message  ROppeneihmer le 02.04.17 9:28

Je tiens à préciser qu'où je suis, il m'indique une pénurie au niveau national d'esperal et qu'il est disponible uniquement sur condition de réserve dans une pharmacie qui en aurait encore en strock. Le Dr ayant anticipé cette éventualité, je me retrouve avec du naltrexone (revia). UN médicament que j'ai déja pris étant jeune et dont je n'ai pas forcément une bonne appréhension de part son inutilité supposée de ma part et de part le fait qu'il inhibe les récepteur opiacés. Je me demande simplement si un médicament qui inhibe des récepteurs de telles natures est bon à prendre en cas de dépendance physique sévère ? ... je sais que c'est sensé réduire l'appétence mais dans le cas d'une abstinence totale dès ce soir, est-ce utile de prendre un médicament interagissant de manière négative dans le circuit de la récompense?

A vos avis

cdlt
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Re: J'arrête de boire

Message  SHALE le 02.04.17 11:31

Le Révia est surtout prescrit pour la dépendance psychologique, et l'aotal pour la dépendance physique... Mais les ayant utilisés moi aussi, je pense que leur impact est très limité, je n'ai jamais connu de différence en en prenant ou pas. Ensuite si le Revia n'aurait pas du t'être prescrit si tu as une dépendance physique, ce qui me semble être le cas, c'est une erreur, mais le médecin ne sait pas forcément où tu te situes sur le plan dépendance...
Mais pour le moment on en est au sevrage. Tout ce que tu as demandé comme médicaments n'est pas forcément utile.
Un sevrage demande un anxio , style Vallium, pour parer aux angoisses les plus fortes, il faut aussi boire beaucoup d'eau sucrée car l'alcool déshydrate et apporte beaucoup de sucre, donc il faut compenser.
Ensuite il te faut du magnésium pour aider au sevrage et aider ton corps à se reconstituer plus vite et des vitamines B que l'alcool détruit entièrement.
Il faut que tu évites toutes sorties où il pourrait y avoir de l'alcool, que tu vides ton appartement de toutes bouteilles et que tu te trouves des activités qui reboosteront tes endorphines, ce qui est important pour les aider à remonter et à reprendre leur place en virant la THP.
Nous sommes là pour te suivre, sans problème... smiles

_________________
Demain sera un autre jour...
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Re: J'arrête de boire

Message  ROppeneihmer le 02.04.17 13:24

Merci pour ta réponse shale

Diazepam = valium (c'est le nom de la molécule générique)

esperal = disulfiram qui est un antabuse puissant de l'alcool => la prise d'alcool sous disulfiram peut être mortelle. D’expérience, une simple bière de 25cl sous "esperal" provoque des plaques rouge sur tout le corps, une tachycardie qu'on entend et qu'on ressent sous l'oreille, une sensation de chaleur extrême, le visage qui devient rouge pivoine en laissant tout blanc le contour des yeux... bref... très dissuasif de boire un verre sous "esperal" dont la durée d'activité est de 24h

30mg/jrs ( 3*10mg) est la dose la plus forte que peut prescrire un médecin à ma connaissance, seul le psychiatre peut outrepasser cette limite.

MagnéB6 j'en ai une boite pour 45jrs j'ai commencé hier j'ai souvent pris des compléments vitaminés, il semble que le magnésium associé au somnifère (zopiclone) fait de très bon résultats chez moi. Pour rappel à ceux qui ne connaissent pas, le magnésium agit sur le stress, le sommeil, la régulation du system nerveux, l'émotion, la concentration. Effectivement une cure de magnésium pendant sevrage est plus que nécessaire à mon sens bien que non remboursée et non prescrite par mon médecin traitant. Ca ne peut qu'aider psychologiquement et physiquement ses nerfs

Je suis actuellement toujours alcoolisé à l’heure ou j'écris. Il me reste les 3/4 d'une bouteille de vodka et un un fond de plat mijoté au vin rouge.

Ce soir je l'enterre. Demain je travaille... la descente aux enfers... l'angoisse commence à monter.
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Re: J'arrête de boire

Message  mamou le 02.04.17 16:15

Demain sera le jour J, et c'est indispensable d'y aller un jour à la fois, une heure à la fois si c'est nécessaire.

Nous avons aussi sur le forum une boîte à outils où tu peux piocher dedans autant que tu le veux.

onsaidiens

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Re: J'arrête de boire

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