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erilyo, lullaby77

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Tu n'as aucune volonté....

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Tu n'as aucune volonté....

Message  SHALE le Dim 24 Nov 2013, 20:51

Tu n’as aucune volonté ! Combien de personnes pensent ça et le disent devant un malade alcoolique, sauf que notre maladie n'a rien à voir avec la volonté...

Quand on commence on ne peut plus s’arrêter
L’alcool est normalement superflu.
Lorsque le corps a besoin d’aliments solides, l’esprit reçoit un message qui s’appelle la faim.
Lorsque le corps a besoin d’aliments liquides, l’esprit reçoit un message qui s’appelle la soif.
Lorsque le signal de faim se manifeste, on pense de plus en plus à manger. On finit même par ne penser plus qu’à ça si le repas se fait attendre.
Mais ces signaux de faim et soif ont leurs contraires : les "signaux de satiété".
Ils coupent la faim au bon moment. Au-delà, manger ou boire devient pénible. Ces contraires sont très importants pour notre santé : ils ajustent la prise d’aliments à la quantité voulue pour les besoins du corps. Ils évitent de graves maladies par surcharge. Ces signaux sont d’une extraordinaire précision. En une année nous mangeons près d’une tonne d’aliments et pourtant notre poids demeure identique, quelles que soient les fantaisies ou variations passagères. Un petit dérèglement dans l’apparition des signaux entraînera maigreur ou obésité.
Ces choses se passent pour tous les aliments et boissons sauf pour certains :
 le chocolat : pour presque tout le monde, le chocolat ne fait pas apparaître les signaux de satiété mais au contraire augmente l’envie au fur et à mesure que l’on en mange.
 l’alcool entraîne la même réaction, mais seulement pour 8 à 11% des personnes : les alcoolo-dépendants.
Chez le malade alcoolique, l’alcool empêche non seulement l’apparition du signal de satiété mais rend le besoin plus vif. Cette réaction constitue tout le danger de la maladie puisqu’elle va en sens contraire des lois biologiques, donc de la vie. Pour lui, dès qu’il y a de l’alcool dans le corps, boire encore n’arrête plus l’envie de boire mais l’augmente. Personne, alcoolique ou pas, ne peut arrêter la consommation d’un produit qui, chez lui, augmente lui-même l’appétit de le consommer.
Normalement, quand on a bien mangé, on n’a plus d’effort de volonté à faire pour arrêter. C’est ainsi que les personnes sobres s’arrêtent de boire. C’est même pour cela qu’elles sont sobres. Ceci est peut-être pour vous difficile à imaginer. Vous êtes tous allés au restaurant ou à la terrasse d’un café. Il ne vous a pas échappé que des voisins quittaient parfois la table laissant une bouteille de vin ou de bière non achevée. Cela a pu vous paraître impensable. Pourtant, dans le même moment vous avez vous-même laissé du pain dans la corbeille sans même y penser. C’est de la même manière que ce voisin de table a abandonné ce reste de boisson. Il ne l’a pas fait parce qu’il aurait eu plus de volonté ou plus de force de caractère. Simplement, pour lui l’envie de vin avait disparu, comme pour vous-même l’envie du pain que vous avez laissé. Il y a donc une différence entre vous et les autres ; votre envie persiste et augmente à mesure que vous buvez de l’alcool.
En conclusion :
La volonté n’a donc pas grand-chose à voir avec la maladie alcoolique. Par contre elle joue un grand rôle dans le traitement. La difficulté est bien sûr de trouver de la volonté lorsque celle-ci est anéantie : là, en particulier les groupes d’entraide jouent un rôle fondamental.
(Texte largement inspiré des travaux du Docteur Morenon)


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