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témoignage du petit poucet

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témoignage du petit poucet

Message  laurent le 10/5/2012, 09:00

J’ai commencé à boire mon premier verre d’alcool à l’armée, c’était de le bière « une gold », je n’en buvais qu’occasionnellement.
ensuite ce fût quand je suis rentré à la SNCF en 1989, j’avais 21 ans. Là c’était apéro tous les midis au bout de 1 an avec du Ricard. Mais j’ai freiner car cela ne m’intéressai pas, c’était devenu exceptionnel pendant mes sorties dans le milieu Gay, là c’était bière, gin, vodka, une alcoolisation festive.
J’avais de l’alcool chez moi, mais je ne buvais pas seul, juste pour des repas entre famille ou amis.

J’ai commencé a boire de plus en plus quand mon frère à divorcer et qu’il avait la main mise sur moi, je ne savais pas me détacher de lui et je prenais sur moi mon désaccord intérieur.
Les conséquences étaient fatigue, perte d’appétit, perte de poids, perte de mémoire, manque de concentration, le visage rouge bouffi, manques de confiance, envie de suicide. Je voyais tout en noir, je n’ouvrais plus mon courrier, je laissais tout à l’abandon, ce qui m’a valu des problèmes avec des huissiers et des saisies sur salaire, j’ai aussi eu beaucoup d’absences à mon travail.

Ce qui m’a poussé à la toxicomanie, ce sont mon père et mon frère ainé. Ils n’aimaient pas mon franc parlé et de savoir que je les dominai. Ils m’ont donc rabaissé jusqu’à ce que je perde toute ambition, toute confiance en moi, et je suis resté pieds et poings liés.

Au décès de mon père, j’ai commencé à reprendre l’espoir et c’était sans compter sur moi frère qui a vite pris la dominance de mon père, j’étais déjà fragilisé et mon frère à fini de m’achever psychologiquement. Je ne savais plus penser par moi-même, je me laissais dicter ma conduite j’étais son chien.

Il y a 5 ans, lors du passage à la nouvelle année, une violente dispute entre nous eu lieu, et bien sur nous étions sous l’emprise de l’alcool. Car ce que je découvris c’est que sous alcool je devenais le dominant.

A mon réveil, je révélait tout à mon compagnon, ce fût pour moi une délivrance mais aussi une déchéance.
Au bout d’un an, c’était des cuites à répétitions, car j’avais mis mon frère au pied du mur à travers les tribunaux, car j’étais caution solidaire pour l’appartement que louait mon frère, j’ai donc du remboursé ses loyers impayés à la hauteur de 30.000 euros. Mais je vivais très mal cette situation car c’était mon frère.

C’est à ce moment là que j’ai commencé mes hospitalisations en psychiatrie, et le début de la longue marche pour arrêter de boire. J’effectuai 4 hospitalisations en psychiatrie, 3 cure (Royan, Meulan, Coulommiers) et 1 sevrage en clinique psychiatrique.

Il m’a fallut tout ceci pour que je reprenne enfin confiance en moi et aussi me dire que je n’étais pas responsable et qu’il fallait que je reste sur mes convictions.

Aujourd’hui je ne vais pas dire que je suis guéri, la seule chose que je sais dire c’est que je suis enfin moi et je suis heureux dans mon abstinence.

Je n’ai plus de relations avec mon frère, ce qui ne n’empêche pas de dormir, c’est une bonne chose.

La prévention est primordiale, et elle doit être faite sans tabou. Je pense qu’aujourd’hui elle est suffisante car on ne peut pas jouer sur la peur. Il y a des forums des associations, des numéros d’appel d’urgence. Les gens le savent et viendront frapper à l’une de ces portes quand ils en sentiront le besoin.

La toxicomanie n’est pas selon moi une maladie a caractère social car tous les milieux sociaux sont touchés.
avatar
laurent
Admin

Masculin 11/07/2011

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