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zabou83

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Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

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Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 27.03.12 11:42


Alcoolisme:


Selon l'OMS, l'alcoolisme est une maladie grave, incurable et évolutive dont l'issue est la mort à moins de se soigner par l'arrêt total de l'alcool.
On peut dire aussi que l'alcoolisme est la perte de la liberté de ne pas boire d'alcool.
MA:malade alcoolique
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Psychotrope:
un psychotrope est un produit qui modifie le
fonctionnement psychique
en agissant sur les cellules du système nerveux central en
produisant
différents effets : sont modifiés ou
altérés,
le fonctionnement mental, entraînant des changements dans les
perceptions,
l’humeur, la conscience, le comportement et diverses
fonctions psychologiques
et organiques.
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Rapports à l’alcool

On peut définir 4 catégories de rapport établis avec l’alcool :

1) L’appétence :
il s’agit du goût de l’homme pour l’alcool,attirance culturelle pour ses ‘pseudo-vertus’ (effets psychoactif : tonifiante, euphorisante,desinhibantes…). L’appétence concerne donc les avantages supposés plutôt que les plaisirs sensoriels (goût, odorat, …).

2) Tolérance :
la tolérance est le rapport entre quantités absorbées et effets produits.
Naturellement, à force d’une utilisation régulière, le corps s’habitue aux effets du produit. Cela a pour conséquences fréquentes l’augmentation des quantités et l’émergence du phénomène de dépendance.

3) L’accoutumance :
il s’agit d’un phénomène qui se met en place dans un deuxième temps, d’où sa perversité : l’alcool devient nécessaire à l’équilibre, la tolérance augmente ce qui provoque une augmentation des doses. Il y a peu de signes d’ivresses : le consommateur se pose donc peu de questions.


4) La dépendance :
largement définie dans ces pages, elle est constituée par une pertede liberté, impossibilité de s’abstenir (manque, syndrôme
de sevrage), dépendance globale (physique et psychique). Cette addiction entraîne le craving (impulsions, impossibilité de
se soustraire au manque et à l’habitude, sensibilisation psycho-physiologique réflexe) ainsi qu’une déterioration psycho-sociale, centration sur le problème, envahissement et changement identitaire…

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Dépendance alcoolique:

Maladie chronique caractérisée par une envie intense de boire de l’alcool, un
besoin constant ou périodique d’alcool malgré les conséquences néfastes, une
incapacité de limiter sa consommation, un mal-être physique lorsqu’on arrête de
boire et un besoin de quantités toujours plus grandes d’alcool pour en ressentir
les effets.

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Sevrage alcoolique:

Arrêt brutal de l'alcool chez un malade alcoolique dépendant.
Ensemble de signes qui apparaissent lorsqu’une personne alcoolo-dépendante cesse de boire brutalement : tremblements, coeur rapide, hallucinations ou délire, problèmes de coordination, fièvre, soif, sueurs, maux de tête
Le sevrage alcool dure environ 7 jours pour que le corps soit débarrassé de l'alcool. Pendant ce temps de sevrage, il vaut mieux être suivi par un médecin car l'arrêt brutal d'alcool peut provoquer des crises d'épilepsie ou des crises de Délirium Tremens, très dangereuses.

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Delirium tremens


Le Delirium tremens est la conséquence neurologique la plus sévère du syndrome de sevrage d'alcool.

Le delirium tremens survient uniquement chez les alcoolodépendants au cours d'un sevrage d'alcool non contrôlé par un traitement efficace du sevrage.

Signes cliniques

Le tableau clinique est caractérisé par des signes de sevrage classique auxquels s'ajoute un syndrome confuso-onirique associant une désorientation temporospatiale, une obnubilation et un délire. Des hallucinations visuelles mettant en scène des animaux (zoopsies) y sont très fréquemment associées.

Des crises convulsives sont fréquentes dans les premières 48 heures. Sans traitement, le risque de décès peut aller jusqu'à 15 % selon les études. L'ensemble de la symptomatologie est source d'anxiété et d'agitation pouvant être à l'origine d'actes agressifs.
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Taux d'alcoolémie

La quantité d'alcool présente dans le corps est mesurée par la
concentration d'alcool dans le sang. C'est ce qu'on appelle le taux
d'alcoolémie.
Plusieurs choses ont un effet sur le taux d'alcoolémie, dont celles-ci :

  • Vitesse à laquelle on boit. Le taux d'alcoolémie est amplifié lorsqu'on consomme une boisson alcoolisée rapidement au lieu de la boire lentement.
  • Sexe. Les femmes ont généralement moins d'eau et
    plus de réserves lipidiques par kilogramme de poids corporel que les
    hommes. L'alcool ne s'introduit pas dans les cellules adipeuses aussi
    facilement qu'il s'introduit dans d'autres cellules. C'est pourquoi il
    reste plus d'alcool dans le sang des femmes.
  • Poids corporel. Plus le poids est élevé, plus il y a de l'eau dans l'organisme. L'eau dilue l'alcool et abaisse le taux d'alcoolémie.
  • Quantité de nourriture dans l'estomac. La vitesse d'absorption de l'alcool est ralentie lorsqu'on a mangé quelque chose.
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La stéatose hépatique :

C'est une pathologie caractérisée par la présence
d’acides gras à l’intérieur des cellules du foie –un phénomène toxique
rencontré notamment chez les individus obèses, diabétiques ou
alcooliques. C'est en fait le phénomène du foie gras bien connu chez les oies et les canards que l'on gave.

Jusqu’à récemment la stéatose hépatique, parce que réversible, était considérée sans grand danger. « Mais
ces dix dernières années les chercheurs et cliniciens se sont rendu
compte que ses conséquences ne sont pas si anecdotiques. La stéatose
peut en effet évoluer vers des stades irréversibles bien plus graves,
tels que la fibrose, la cirrhose ou même des cancers du foie
», explique le Docteur Catherine Postic, de l’Institut Cochin-Inserm U1016.
___________________________________________________________________________________
La cirrhose :
C'est une maladie hépatique chronique, progressive, qui
empêche le foie de fonctionner normalement. Cette maladie est le plus
souvent provoquée par un alcoolisme chronique mais elle peut être
également due à une infection de type hépatite et à d'autres maladies.


Une atteinte hépatique d'origine alcoolique ou provenant d'une maladie provoque le développement d'un tissu cicatriciel
dans le tissu hépatique sain. Le tissu cicatriciel entrave la
circulation sanguine dans le foie, ce qui empêche ce dernier de
fonctionner correctement. Si la cause sous-jacente à la cirrhose
persiste, par exemple si une personne alcoolique continue à boire de
l'alcool, la cirrhose progresse et la fonction hépatique diminue. Même
après traitement de sa cause initiale, la cirrhose une fois installée
est irréversible et ne peut disparaître.
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Troubles neuropsychiques

Encéphalopathie de Gaget-Wernicke

C'est une avitaminose B1 due à l'alcoolisme avec lésions anatomiques bilatérales cérébrales. On observera une aggravation des troubles nutritionnels, un amaigrissement, une somnolence. En période d'état, on aura des troubles psychiques (torpeur, hypersomnie, rarement un coma) et des troubles neurologiques (nystagmus ou paralysie oculomotrice, hypertonie, troubles de
l'équilibre, polynévrite des membres inférieurs, troubles végétatifs).
L'évolution avec traitement pourra laisser des séquelles (syndrome de Korsakoff). Le traitement sera de la vitamine B1 en
IM à haute dose.

Syndrome de Korsakoff

Trouble de la mémoire résultant d'un Gaget-Wernicke ou non. On observe une amnésie
antérograde, de la désorientation, de l'affabulation, une anosognosie (inconscience des troubles). L'amnésie s'attache aux faits récents. Le malade pourra croire vivre à une période ancienne, ou dans un autre lieu. On note des fausses reconnaissances, des récits fabulateurs. Le sujet a une humeur euphorique. On a aussi une douleur des masses musculaires et une abolition des réflexes (polynévrite sensitivo-motrice). L'évolution est mauvaise. Le traitement sera la vitamine B1 à haute dose.


Démence alcoolique

Affaiblissement intellectuel, réversible si arrêt d'alcool.

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[b]Dépression


Dépression et alcoolisme vont souvent de paire. Il y a pourtant une différence importante. On distingue deux dépressions:

1) la dépression primaire:
dépression qui existait avant que le malade de sombre dans l'alcool. L'alcool servait à soigner cette dépression.

2) la dépression secondaire:
l'alcool étant pour un malade alcoolique dépendant fortement dépresseur, on trouve beaucoup de malades alcooliques qui disent souffrir de dépression. Dans ce cas là, il suffit d'arrêter l'alcool pour que la dépression disparaisse comme par miracle.

Dans le premier cas, il faudra mettre en place, après l'arrêt de l'alcool, un traitement pour soigner la dépression.

On oublie souvent que l'alcool, passé un certain temps devient aussi un profond dépresseur.


Dernière édition par SHALE le 19.04.12 17:48, édité 2 fois

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Lexique des mots courants utilisés en alcoologie (Suite)

Message  SHALE le 29.03.12 11:29

MAB:
Mouvements d'anciens buveurs. En France on en trouve plusieurs, je ne peux pas les citer tous, certains sont même liés à des entreprises données. Mais on les trouve facilement en s'adressant à la mairie.
Les plus connus:
-Vie libre
-La croix d'or
-Alcool assistance
-Les Alcooliques Anonymes
Etc......


Dernière édition par SHALE le 31.03.12 22:10, édité 1 fois

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La cure de sevrage

Message  SHALE le 29.03.12 17:12

La cure de sevrage

La cure de sevrage va permettre de prendre conscience de l'alcoolodépendance et concrétiser l'initiation du désir de guérison.

Principe

Le sevrage est un arrêt total d’ingestion d'alcool sous contrôle médical. Il peut être pratiqué en consultation ou à l'hôpital.
Pendant le sevrage, le patient peut poursuivre une activité professionnelle et continuer à vivre dans sa famille. Il interrompt complètement sa consommation d'alcool et compense les effets du manque par d'abondantes boissons (eau ou soda), des vitamines et des médicaments sédatifs.

La réalisation d'une hydratation suffisante est essentielle. L'apport en liquides se situe autour de 3 litres/jour en moyenne durant les 3 à 4 premiers jours. Les buts du traitement médicamenteux sont d'assurer la prévention des accidents de sevrage (delirium tremens, crises d'épilepsie,…).

Les consultations régulières et la prise de traitement permettront de lutter contre les réactions de découragement et de désespoir. Elles procureront aussi au patient l'assurance d'une relation de confiance, stable et rassurante.
Méthodes

Il s'agit essentiellement d'éviter la survenue du syndrome de sevrage en offrant au patient un suivi au long cours.
Les cures de sevrage peuvent avoir lieu à domicile (cure ambulatoire) ou dans un environnement adapté (cure hospitalière).

En milieu ambulatoire :

-un arrêt de travail peut être indiqué quelques jours
-un suivi médical quotidien est nécessaire les premiers jours du sevrage. Le malade et son entourage doivent pouvoir joindre un médecin en cas de survenue d'un événement indésirable
-la consommation de boissons comme l’eau ou les sodas doit être importante. Elle doit se situer autours de 3 à 4 litres par jour
-l’arrêt de l’alcool peut dans certains cas être progressif


En milieu hospitalier :

-le personnel hospitalier est présent et disponible en continu
-l’apport hydrique peut être apporté par perfusion, toujours dans une quantité de 3 à 4 litres quotidiennement
-l’arrêt de l’alcool est le plus souvent brutal
-une vitaminothérapie B1, B6, B12 et PP est recommandée en perfusion


Dans tous les cas :

-un soutien psychothérapeutique devra être entrepris dès que possible
-La prescription de sédatifs n'est pas systématique si les risques de syndrome physique de sevrage sont faibles. A défaut, des benzodiazépines peuvent êtres indiquées pendant une durée limitée. Les doses seront diminuées dès le 5e jour de traitement.
- Mise en route dès que possible d'un traitement médicamenteux visant au maintien du sevrage alcoolique. Il sera poursuivi plusieurs mois en post-sevrage en association à une psychothérapie adaptée.


Effets du sevrage

Ci-dessous, vous trouverez une liste des symptômes de sevrage les plus souvent rencontrés lors de l'arrêt de consommation de l'alcool. Arrêter de boire de l'alcool:

-soif intense,
-nervosité,
-insomnies,
-sueurs profuses,
-tremblements,
-manque d’appétit, vomissements,
-diarrhée,
-anxiété et dépression,
-délirium dans les cas graves.

Afin d'augmenter les chances de réussite de votre sevrage:

-buvez beaucoup d'eau sucrée pour compenser le sucre apporté par l'alcool ou des jus de fruit,
-prenez les médicaments prescrits par votre médecin,
-reposez-vous,
-évitez tous les endroits où vous vous rendiez auparavant pour boire,
-remplacez toutes les boissons alcoolisées à votre domicile par des boissons non alcoolisées (eau, jus, thé, café, tisanes, limonade,...).

Aide et soutien

Le sevrage alcoolique est une étape importante et longue dans le parcours d’une personne dépendante à l’alcool. Pour que l’abstinence soit durable, l’accompagnement (médical, psychologique et familial) doit s’inscrire dans la durée.


Dernière édition par SHALE le 31.03.12 22:12, édité 2 fois

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La co dépendance

Message  SHALE le 29.03.12 17:48

En quoi consiste la co-dépendance ? (voir site http://www.stop-alcool.ch/fr/famille/la-codependance)

On appelle "co-dépendance" un ensemble de comportement adopté par l'entourage (famille, amis, parfois même les collègues, employés, employeurs, etc.) pour faire face à la dépendance de leur proche. Cette manière d'agir part d'un bon sentiment, d'un besoin d'aider l'autre, malheureusement elle ne résout souvent pas la situation. Au contraire, elle peut littéralement épuiser les ressources de l'entourage.

Quelques exemple de comportements de co-dépendance :

-Tendance à l'obsession : l'entourage va être à son tour obsédé par la substance, non pas par envie de consommer, mais par inquiétude pour la personne dépendante.
-Envie de contrôler : on est tenté de vouloir prendre la place de la personne dépendante, par exemple en faisant des choix à sa place, en déresponsabilisant la personne dépendante.
-Fusion : l'entourage aura une attitude fusionnelle avec la personne dépendante, par exemple en étant présent le plus possible, à outrance.
-Hyper responsabilité : l'entourage va se sentir responsable de tous les comportements, les faits et gestes (en particulier négatifs) de la personne dépendante.
-Hyper adaptation : l'entourage modifie peu à peu son emploi du temps, sa manière d'être, de fonctionner, afin de s'adapter de manière extrême à l'imprévisibilité et aux actes de la personne dépendante. Ceci a pour but, par exemple, de se rendre disponible en tout temps. Si l'entourage se met à faire des sacrifices, c'est un signe d'hyper adaptation.
-Tendance au mensonge : l'entourage peut parfois se mettre à mentir à d'autres (par exemple en téléphonant à l'employeur pour "couvrir" le fait que la personne a consommé de l'alcool, en annonçant une mauvaise grippe, etc.). Cela peut aussi se manifester par le fait d'effacer les traces des conséquences négatives liées à la consommation (objets brisés, tapis souillés, désordre, bouteilles vides, etc.); la personne dépendante ne voit ainsi pas certaines conséquences négatives de sa consommation.
-Sentiment de culpabilité : l'entourage se met à penser "je ne suis pas assez...", "c'est de ma faute si je n'arrive pas à l'aider".
-Sentiment de honte : il alimente l'envie de mentir, de garder le secret sur ce qu'il se passe à la maison.
-Manque de limites : parfois l'entourage a tendance à prendre le rôle de soignant
-Incapacité de dire non : similaire au manque de limite, il est la conséquence d'une peur de décevoir, de perdre la relation.
-Impossibilité de tenir compte de ses propres besoins : lié au manque de limite, à l'hyper adaptation, à la fusion et à l'obsession décrites ci-dessus.
-Incapacité à pouvoir déléguer une tâche : la personne co-dépendante a le sentiment qu'elle fait mieux, plus vite, etc.


Dernière édition par SHALE le 31.03.12 22:12, édité 1 fois

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Toucher son fond

Message  SHALE le 29.03.12 18:16

Toucher son fond

Toutes les pertes successives, conséquences de la toxicomanie alcoolique (travail, famille, amis etc.....), vont aboutir au fait qu'un jour, le malade va prendre conscience qu'il ne peut plus vivre désormais de cette façon.

Cette prise de conscience est dénommée par certains alcooliques : "toucher son fond".

Le bénéfice immédiat énorme qu'apporte l'alcool en calmant le manque et en apaisant les tensions, est dépassé par la somme des pertes accumulées. L'alcool ne peut plus nous cacher les ennuis qu'il nous procure et qui s'accumulent.

C'est le moment des prises de décisions qui suit cette prise de conscience. Un certain nombre de malades entreverront malheureusement une issue au problème : disparaître. C'est ainsi qu'il existe cinq fois plus de suicides dans une population d'alcooliques que dans une population normale.

La plupart, heureusement, arrivés à ce stade, vont se mettre en quête de gens susceptibles de les aider et ce pour la première fois. C'est la période de la rencontre avec les groupes d'anciens buveurs , avec une assistante sociale, avec un médecin, avec un centre spécialisé dans le traitement de la maladie alcoolique.
C'est enfin le premier pas vers une démarche de soin, mais parfois il faut attendre longtemps avant de toucher ce fond qui n'est pas le même pour chacun.
Si un malade alcoolique est protégé par son entourage qui va pallier à ses manques, il mettra plus de temps pour atteindre ce fond. C'est pourquoi la co dépendance va à l'encontre des soins que peut rechercher un malade alcoolique.

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Le détachement en alcoologie pour l'entourage du MA

Message  SHALE le 31.03.12 22:14

Le détachement...

Je voudrais préciser ici le sens précis de ce mot en alcoologie. Nous l'employons souvent pour l'entourage des malades alcooliques mais il peut être mal compris.

Dans ce cas, il a un sens très particulier. Le détachement, c'est le contraire de l'indifférence. Etre détaché ce n'est pas ne plus aimer, c'est aimer différemment, en prenant de la distance vis à vis du comportement, non de la personne. Il ne s'agit pas d'abandonner l'alcoolique mais simplement de ne plus se laisser entraîner dans les crises qu'il a suscitées, de ne plus faire les choses à sa place, qu'il s'agisse de payer ses dettes, de l'aider à ne pas perdre son boulot en mentant pour lui, de réparer ses bêtises, mais au contraire de le considérer comme responsable de sa conduite et de la manière dont il doit gérer sa maladie.
C'est reprendre notre liberté pour lui laisser la sienne.

Ce n'est pas facile, il ne faut pas se laisser submerger par la colère, le ressentiment ou les illusions. Ne pas être dupes de ses mensonges et le lui faire savoir mais sans manifester de reproches, en le laissant dans sa maladie. Il faut aussi énormément se protéger car c'est quelque chose de très dur à assumer, on se sent très vite coupable, mais il faut vous dire que c'est le seul moyen d'aider votre proche malade alcoolique à toucher son fond et à avoir enfin envie de s'en sortir. C'est aussi le seul moyen de ne pas vous laisser entraîner avec lui dans sa maladie et de ne pas devenir co dépendant.

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Organismes d'aide à l'alcool.

Message  SHALE le 31.03.12 22:22

CCAA: centre de cure ambulatoire en alcoologie.

Une cure ambulatoire est une cure qui se fait chez soi avec un accompagnement personnalisé, médical et psy.

http://annuaire.action-sociale.org/?cat=centre-de-cure-ambulatoire-en-alcoologie--c-c-a-a---162


CSAPA (Centre de soins ,d'accompagnement et de prévention en addictologie)


Dernière édition par SHALE le 14.02.13 21:23, édité 1 fois

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 12.04.12 8:24

Ré alcoolisation et rechute:

-La réalcoolisation est ponctuelle, elle peut être comparée à une soupape qui permet de relâcher une pression devenue trop forte, en général, elle ne dure pas, et le malade reprend très vite l'abstinence parfois renforcée par cette réalcoolisation. Il n'y a pas besoin de sevrage pour arrêter quand la réalcoolisation ne dure qu'un jour ou deux.

-La rechute, elle dure sur le long terme, le malade se remet à boire et retombe dans la dépendance sans réussir à s'en sortir seul.
Il faut à nouveau un sevrage pour arrêter l'alcool et un suivi médical et psychologique.

Les deux sont fréquentes dans le parcours d'un malade alcoolique mais ne sont pas non plus obligatoires...

Le Flash ou craving: Désir irrépressible et violent d'utiliser une drogue addictive mais aussi  l'alcool), surgissant parfois longtemps après le sevrage et une période d'abstinence prolongée. Ce flash est en général d'une durée asses courte, environ une demi-heure, il faut essayer de faire autre chose pour l'oublier, se mettre à l'abri du produit, il passe ensuite comme il était venu....

Ivresse mentale : (ou cuite sèche) L'alcoolique ou le toxicomane cesse de consommer... et n'apporte pas suffisamment de changement dans sa vie, dans ses attitudes et ses comportements.
L'ivresse mentale est un «poison psychologique» qui donne un sentiment de mal-être et de malaise.Elle ne dure pas très longtemps mais donne tous les symptômes de l'ivresse

Autre définition:
La « cuite sèche  c'est un souvenir essentiellement psychologique du reflexe alcool face à des évènements qui, auparavant, auraient entraîné une consommation d’alcool (généralement, une situation de stress) ou tout simplement d'avoir trop parlé de son alcoolisme, de s'être enfoncé dans ces souvenirs alcoolisés pour y retrouvés des causes.
Ce n’est pas une réaction biologique au manque, c’est une réaction physique induite psychologiquement (comme les crises de tétanie ou de spasmophilie).
Le cerveau rallume un état d’attente d’alcool et se retrouve immédiatement en situation de manque.
C'est aussi une façon pour le MA de se dédoubler et de retrouver un état qu'il contrôlait plus ou moins face à une situation où il arrive mal à se situer.


Dernière édition par SHALE le 17.11.14 18:10, édité 1 fois

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 19.04.12 17:52

SAF ou Syndrome d'Alcoolisation Foetale : Ensemble des effets, sur le foetus puis sur l'enfant, causés par l'absorption d'alcool par une femme enceinte. L'alcool, même à faible dose, cause des lésions irréversibles sur le foetus, notamment sur le coeur, la colonne vertébrale, les yeux et le cerveau. L'enfant peut en conserver des séquelles physiques et mentales graves toute sa vie.

Maniaco-dépressif ou bi-polaire:

Psychose présentant plusieurs niveaux de gravité. Le malade passe par des phases up où tout n'est qu'euphorie et où le malade porté par un excès de joie peut faire n'importe quoi, dépenser par exemple à tort et à travers son argent, tout lui paraît possible, et les phases down, où là, le malade tombe dans une grave dépression.Ces phases se succèdent à un rythme plus ou moins rapide. Beaucoup de bi polaires deviennent alcooliques en recherchant avec l'alcool à recréer les phases up..Ils sont soignés avec des régulateurs d'humeur, notamment le lithium, mais cette maladie est difficile à diagnostiquer.

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 11.05.14 0:53

Les examens biologiques
Trois marqueurs apparaissent, en raison de leur spécificité et de leur sensibilité qui restent cependant relatives, les
plus appropriés pour le repérage d'un mésusage d’alcool, son suivi et l'évaluation des interventions effectuées : ce sont
le volume globulaire moyen (VGM), la gamma glutamyl transférase (GGT) et la carbohydrate deficient
transferrin (CDT),

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 11.05.14 0:56

Le Déni

Ne pas oublier que le déni fait partie intégrante de
la dépendance; c’est un mécanisme de défense face à
une réalité difficilement verbalisable

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

Message  SHALE le 11.05.14 1:04

Tolérance :


phénomène d'accoutumance à un produit se traduisant par la diminution progressive des effets ressentis pour une dose constante ou par la nécessité d'augmenter les doses pour maintenir l'effet initial.
 

  • Physique :Nécessité d'accroître les doses, et ou leur fréquence pour retrouver la même jouissance .
  • Psychique :Perte du contrôle. Comportement de consommation abusive suite à la perte du sentiment de satiété. Alcoolique : un verre appelle un autre, pas de " plus soif ".

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Re: Lexique des mots courants utilisés en alcoologie

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