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Alcoolisme - Anxiété - Dépression - Troubles associés

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Alcoolisme - Anxiété - Dépression - Troubles associés

Message  Malau le Lun 05 Jan 2009, 22:53

Dans l'alcoolisme, l'anxiété, la depression sont souvent des états que l'on
retrouve.
Diverses questions se posent :

- Est-ce que ces états étaient présent avant l'alcoolisme et masqués par l'alcoolisation,
- Est-ce qu'ils furent générés par la consommation d'alcool de manière abusive,
- Ou ne sont-ils qu'un phénomène liés à l'arrêt de l'alcool.


Mon propos ci-dessous a pour but de mettre un peu de clarté dans ces états dont souffrent beaucoup de malades alcooliques.

Dépression et consommation d’alcool

La relation entre alcoolisme et dépression est très étroite.
Il faut souligner qu’il existe:

- des états dépressifs secondaires à l’alcoolisation (alcoolisme primaire)
- et des états préexistants à l’alcoolisation.
(alcoolisme secondaire)

La dépression primaire (alcoolisme
secondaire) est celle qui présente une composante psychopathologique très forte, préexistante à la maladie alcoolique.
L’alcool renforce toutefois la dépression, et devient même un outil d’automédication.

La dépression secondaire (alcoolisme primaire) qui apparaît suite à l’alcoolisation ou au sevrage est la dépression secondaire. La dépression secondaire se voit après une longue phase
d’alcoolisation chronique
et régulière.

Traitement d'un trouble affectif associé

L'essentiel à retenir est que le traitement des troubles affectifs lors de l'alcoolisme est l'obtention de l'abstinence.
En effet, et contrairement à beaucoup d'idées reçues, les troubles anxio-dépressifs sont le plus souvent secondaires à une
alcoolisation que primaires.


La dépression

Rappelons qu'un syndrome dépressif est souvent associé à la dépendance alcoolique (prévalence sur un an : 15 %).
Cette dépression est le plus souvent (environ 70 % des cas) secondaire à la dépendance alcoolique.
Contrairement aux idées reçues l'alcool ingéré de manière chronique est un très mauvais antidépresseur,
il a même un effet dépressiogène (qui provoque la dépression).

Avant tout traitement antidépresseur il est nécessaire d'obtenir un sevrage, que la dépression soit primaire (ayant précédé la dépendance) ou non.
Les interactions négatives de l'alcool et des antidépresseurs freinent et le plus souvent empêchent toute amélioration de l'humeur.
Une période minimale de deux à trois semaines de sevrage est nécessaire avant de prescrire une chimiothérapie antidépressive.

Chez l'alcoolique, le meilleur antidépresseur est l'abstinence.
Dans 80 à 85 % des cas, la symptomatologie dépressive s'atténue puis disparaît spontanément après 2 à 3 semaines d'abstinence.
Si la dépression persiste un traitement antidépresseur adapté sera entrepris pendant plusieurs mois.

L'anxiété

Des nombreuses études [épidémiologiques, on ne peut tirer que des conclusions incertaines : certes, l'association entre anxiété et alcoolisme est indiscutable et fréquente, mais la prévalence de l'alcoolisme varie selon le type d'anxiété:
- la phobie sociale et l'agoraphobie (angoisse ressentie dans des lieux publics) entraîne un risque beaucoup plus net d'alcoolodépendance que l'anxiété généralisée ou les troubles paniques. De toute façon,
-l'anxiété est le plus souvent secondaire à l'alcoolisme.

Il est relativement fréquent qu'un malade alcoolique consomme concomitamment des anxiolytiques, lesquels ne suppriment pas les manifestations anxieuses du fait de l'effet anxiogène de l'alcool.
Ce qui peut avoir pour conséquences une augmentation de la consommation d'alcool et/ou d'anxiolytiques.

Il faut distinguer deux temps du traitement, étant entendu que le meilleur anxiolytique au long cours chez un malade alcoolique est l'abstinence.

Le traitement de l'anxiété du sevrage repose sur :
·La surveillance régulière du patient.
- le plus souvent, la prescrïption de sédatifs anxiolytiques pour prévenir les complications du sevrage (syndrome de sevrage, delirium tremens, épilepsie)

- Le traitement d'un trouble anxieux primaire persistant malgré le maintien de l'abstinence
- Trouble panique : c'est-à-dire crise soudaine d'angoisse avec manifestations somatiques diverses associées. Le traitement préconisé est des antidépresseurs.


En espérant vous avoir apporté un éclairage


Amitié
Robert

Malau
Super Tchatcheur
Super Tchatcheur

Féminin 01/01/2009

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